Cathédrales

Florence Alibert

Cathédrales de poche

William Morris et l’art du livre

14 x 21 cm / 394 pages
septembre 2018 / isbn 979-10-97279-04-2
30 €

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« Dans une lettre datée du 3 janvier 1891, William Morris évoque une « petite aventure typographique en préparation ». L’idée, modeste en apparence, va prendre une ampleur insoupçonnée. »

Comment changer la société et réenchanter le livre ? William Morris, scandalisé par la laideur des livres de l’époque victorienne, entend y parvenir en créant des livres inactuels et néo-gothiques, non pas simples pastiches des siècles passés mais inspirés des manuscrits médiévaux et des premiers incunables de sa bibliothèque personnelle. Livres qui, selon lui, doivent tendre vers la perfection et incarner l’idéal voulu par John Ruskin, à l’image de l’une des plus merveilleuses réalisations du private press movement, le magistral et testamentaire Kelmscott Chaucer, décrit par le peintre préraphaélite Burne-Jones comme une « cathédrale de poche ».

« En fait, un livre, qu’il soit imprimé ou manuscrit, tend tout simplement à être un bel objet, et, le fait qu’à notre époque nous produisions couramment des livres laids prouve assez, je le crains, une intention criminelle, une détermination à garder les yeux fermés en toute occasion. »

Florence Alibert offre ici de découvrir ou de redécouvrir au fil de la vie et des œuvres de l'artiste, la dernière croisade du peintre, dessinateur, homme politique, poète, architecte et imprimeur William Morris, qui séduira nombre de créateurs britanniques, belges ou allemands et ne donnera lieu en France qu’à de timides et partielles expérimentations. Cathédrale et imprimé fusionnent, le livre, à la conception architecturale, devient un tout harmonieux. Et alors qu’il l’évoque parfois avec légèreté, la « petite aventure typographique » de Morris, devenue projet de plus grande envergure, se pose comme une enclave possible contre les conventions de la modernité : « Je voulais imprimer quelques beaux livres. Et je voulais m’amuser. Et je peux dire que j’ai fait les deux. »

« Le 2 juin 1896, Morris, alors très malade, voire mourant, reçut le premier exemplaire de son cher Chaucer qui avait à la fois contribué à le maintenir en vie et à l’épuiser complètement. Sa fille May note au sujet de son père : « il avait l’air profondément mélancolique. Il se retourna vers moi et me sourit tendrement mais semblait se perdre déjà dans une très lointaine contrée […] et tout fut fini quelques temps plus tard. »


Docteur en esthétique et philosophie de l’art, conservateur des bibliothèques, Florence Alibert est maître de conférences à l’Université d’Angers. Ses recherches portent sur les publications du private press movement en Europe autour de 1900 et sur la numérisation des collections patrimoniales.

  Echos

William Morris, apôtre du beau, aura eu une formidable influence sur de nombreux typographes et producteurs de livres européens avec d'inégaux succès.
Il quitta notre monde quelque temps après avoir vu sa « cathédrale » imprimée. Nous ne saurions trop insister sur l'intérêt du livre de Florence Alibert.
(L'Alamblog, janvier 2019, Eric Dussert)

Cnrs

Publié avec le concours de l’Université d’Angers
et du laboratoire de recherche TEMOS CNRS.

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