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Sélection

Sélection d'ouvrages et documents - Mars 2017

Abrantès

1
Laure Junot d’Abrantès
Lettre autographe signée

Jeudi 29 [1837].
Trois pages 1/2 in-8.

Belle lettre de la duchesse d’Abrantès à la comédienne Mlle Mars.

La duchesse d’Abrantès demande à Mlle Mars de bien vouloir venir lire une pièce écrite par l’un de ses amis intimes, le comte Emile de la Bédollière, célèbre auteur entre autres du Chat de la Mère Michèle.

Il y a un rôle ravissant pour vous […] vous aurez de ma part d’ici quelques jours les premiers volumes de mon histoire des salons.

Souhaitant écrire, notamment pour subvenir à ses besoins, la duchesse d’Abrantès fait la connaissance d’Honoré de Balzac et devient sa maîtresse vers 1828. Il lui sert de conseiller et de correcteur et la pousse à rédiger ses Mémoires historiques sur Napoléon 1er. L’ouvrage publié et le succès acquis, elle nie toute implication ou participation de Balzac.

Quelques années plus tard, elle reconstitue rue de La Rochefoucauld un salon où elle reçoit ses amis Juliette Récamier et Théophile Gautier ainsi que des acteurs.

En 1837-38 elle publie son Histoire des salons de Paris. En 1838, ruinée, elle finit sa vie dans la mansarde d’un hôpital.

200 €

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Sarah Bernhardt

2
Sarah Bernhardt
Lettre autographe signée à une actrice

Sans lieu ni date.
Deux pages petit in-12 sur double feuillet, à ses chiffre, devise et emblème (Quand même).

Lettre autographe signée de remerciement à une amie actrice.

Sarah Bernhardt lui conseille de s’adresser à Victorien Sardou pour un rôle dans sa nouvelle pièce.
Lettre signée à deux reprises, de son nom en première page et de ses initiales en fin.

Ma chérie tu me gâtes je te remercie à plein cœur et suis ta dévouée amie et camarade
Sarah Bernhardt
Il faudrait voir Sardou il y a un rôle superbe dans sa nouvelle pièce et qui serait l'affaire d’une grande actrice essaie de le voir
S.B.

Vendu
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Hugo

3
Louis Bouilhet
Melænis conte romain

Paris, Michel Lévy, 1857.
In-18 ; 3 ff., 205 pp., 1. f., suivi du catalogue de l’imprimeur de 36 pp.
Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs orné et mosaïqué, tête dorée, non rogné, couverture et dos conservés, infime mouillure claire aux premiers feuillets (Reliure de Champs-Stroobants).

Très bel exemplaire de la première édition mise dans le commerce de Melænis, bien complet du catalogue de l’éditeur.

Le texte est d’abord publié en 1851 mais à petit nombre, non mis dans le commerce, et réservé à ses amis.

Premier ouvrage de Louis Bouilhet, dédié à son ami intime Gustave Flaubert.

Exemplaire enrichi d’une double lettre autographe signée, de Pascal-Désiré Mulot et Louis Bouilhet à leur ami Caudron

Lettre datée du 14 août 1857, envoyée de Mantes, où l’auteur s’installe en 1857 (lettre d’abord datée de Rouen avant rature et modification).

Pascal-Désiré Mulot, ami de Bouilhet, employé pendant près de quarante ans par la maison Bertheaume, marchand de vin et poète à ses heures dont quelques textes ont paru dans la Revue de Normandie et le Pommier.

A parler franc, je n’aurais rien eu à vous dire, les premiers jours m’ont trouvé un peu bête (ne vous avisez pas de dire que cela ne vous étonne pas). Cette vieille ville de Rouen me tenait au cœur. Vous avez entendu parler peut-être de je ne sais quels esclaves à qui leur chaîne semblait douce et que la liberté embarrassait, je ressemble à ces esclaves-là, il m’est arrivé de regretter le grand-livre de la maison Bertheaume, de rêver tout seul factures et comptes courants. J’ai eu d’abord quelque peine à m’accoutumer à ma nouvelle vie, je me trouvais puérilement oisif, je me figurais en quittant le commerce avoir trahi ma patrie, renié mes dieux, je me faisais à moi-même l’effet d’un transfuge, et aujourd’hui encore quand je songe à mon nouveau titre d’artiste j’ai de la peine à me retenir de rire. Somme toute je suis fort bien ici, Bouilhet et Madame Philippe m’ont été et me sont encore d’un grand secours pour vaincre mes mélancolies fantasques dont les bouffées deviennent de plus en plus rares. […]
- Votre vieux fidèle – Mulot.

La lettre de Bouilhet, troisième et quatrième pages, prend la suite de celle de Mulot.

Bouilhet

Tu vois mon cher Caldéron, que le brave Mulot est toujours le même. Je ne te dirai pas ses désespoirs – ses incertitudes, etc. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il a un excellent sujet de Comédie – et que je ne veux pas qu’il le manque. Pourvu que cette pièce soit faite convenablement, c’est, à coup sûr, six mille francs dans sa poche, pour Pâques – sans compter les plaisirs de l’amour propre, ce qui est tout pour nous, poètes insignes ! –

P.S. Si tu étais un brave, tu nous apporterais dans un pot quelconque de la grosse moutarde de Rouen, non parfumée – (nous en avons ici de fort détestable !) –

Provenance : A. Grandsire, avec ex-libris.

300 €

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Char

4
René Char
Lettre autographe signée à Carine Rueff

Sans lieu, 4 décembre.
Une page in-12. Enveloppe jointe, au nom de Carine Rueff.

Lettre autographe signée à Carine Rueff, fille de l’économiste et haut fonctionnaire Jacques Rueff.

4 décembre,
Ce décembre au joli nom de cheval comme le mot Alpilles évoque des collectivités florales, ne me veut pas du bien ! Malgré ma tendresse pour lui ! Il m’oblige à mesurer soudain pas et paroles, à dissimuler pensées et gestes chers sous un méchant manteau de fièvre. Cela passera.
Chère sœur de la Côte, pardon de ne pas me montrer à vous en ce moment. Acceptez mes sentiments tout admiratifs, et des souhaits que le hasard quelque fois réalise merveilleusement.
René Char

300 €

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Colet

5
Louise Colet
Lettre autographe signée à Théodore de Banville

S.l., jeudi soir [1861].
Deux pages in-8.

Lettre autographe signée de Louise Colet – femme de lettre, maîtresse de Victor Cousin, Gustave Flaubert, Alfred de Vigny ou bien encore Alfred de Musset – à son ami le poète Théodore de Banville.

Louise Colet regrette que son ami n’ait pu participer à sa soirée -

Vous avez manqué à ma première soirée de Dimanche (il y a quinze jours) et je l’ai regretté Monsieur, car vous auriez trouvé chez moi quelques personnes intéressantes. Si vous voulez me dédommager et vous n’ayez rien de mieux à faire je serai charmée de vous voir soit après demain, soit tout autre dimanche qui vous conviendra […]

En février 1861 Catulle Mendès et Théodore de Banville fondent la Revue Fantaisiste, dont l’existence sera des plus courtes puisque le dernier numéro paraît en novembre de la même année. La Parnassienne Louise Colet y publie ses poèmes aux côtés de Baudelaire, Barbey d’Aurevilly, Sainte-Beuve, Champfleury ou bien encore Théophile Gautier.

A la suite de sa signature, Louise Colet ajoute ne pas avoir eu le temps de lui renvoyer l’épreuve de son dernier poème, ayant la tête perdue pour les corrections des épreuves de mon livre. Mais les lui enverra dès le lundi suivant si elle n’avait pas le plaisir de [le] voir dimanche.

200 €

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Tiel

6
[Colportage]
Histoire joyeuse et récréative de Tiel-Ulespiegle

Lélis [Sillé], Goderfe [Deforge], rue de Nemenya [rue de Mayenne], sans date [vers 1820].
In-12, brochure muette du temps, 46 pages.

Vignette gravée sur bois sur le titre.

De ses Faits et Subtilités, et des grandes Fortunes qu’il a eues ; lequel ne fut jamais trompé par aucune finesse ; Nouvellement corrigée, et traduite de l’Allemand en François.

150 €

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Béquilles

7
[Colportage]
Béquilles du Diable boiteux

Sans lieu [Caen, Chalopin], sans date [vers 1810].
In-12, broché, 12 pages, non coupé.

Couverture imprimée avec encadrement typographique.

Second plat illustré de deux gravures sur bois superposées. Renaissance avec personnages groupés autour d’une colonne et un homme avec les symboles zodiacaux des parties du corps (2 bois de l'imprimerie Chalopin, Sauvy n°18, Hélot n°27, Morin n°58-59).

100 €

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Songes

8
[Colportage]
Traité des songes et des visions nocturnes

Sans lieu ni date.
In-12, brochure muette du temps, 12 p.

Avec leur significations, selon la Doctrine des Anciens, expliqués par ordre alphabétique.

Au bas de la dernière page figure la liste des numéros qui sortent le plus à la Loterie Nationale.

100 €

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Prophetie

9
[Colportage]
Prophéties annoncées à tous les peuples de l’Univers, par Michel Nostradamus

Sans lieu ni date.
In-12, brochure muette du temps, 6 ff.n.ch.

Sur les événements les plus remarquables qui doivent arriver sur la terre, pendant les premières années du dix-huitième siècle.

Un bois gravé en tête légendé Qui vivra verra.

Introduction, Prédictions pour les années 1802 à 1815, Observations sur les nombres Solaires et Signification des tonnerres.

100 €

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Daudet

10
Alphonse Daudet
Billet autographe signé

Sans date.
Une page in-16.

Billet autographe signé.

« Voulez-vous revenir me voir un matin de 10 à 11. Je causerai librement avec vous et ferai de mon mieux pour vous servir. »

100 €

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Desbordes

11
Marceline Desbordes-Valmore
Poésies inédites

Genève, Imprimerie de Jules Frick, 1860.
In-8, demi-maroquin bleu nuit à coins, dos lisse orné, non rogné, tête dorée, couvertures conservées (Reliure de E. Maylander).

Edition originale, non rognée, couvertures conservées.

Très bel exemplaire de ce recueil de pièces parues l’année suivant la mort de l’auteur.

Un des meilleurs recueils de l’auteur (Clouzot, p.85).

Desbordes

350 €

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Doré

12
Gustave Doré
Lettre autographe signée

9 juillet 1866.
Une page in-8 sur double feuillet.

Lettre autographe signée à son cousin concernant le prix d’un tableau.

Veuillez m'excuser mon cher cousin du retard impardonnable que j'ai mis à vous répondre et dire à la personne qui vous a demandé le prix du tableau représentant des dames espagnoles que j'en désire 15.000 francs. Je m'étais absenté de Paris pendant quelques jours et à mon retour je me suis trouvé en pourparlers au sujet de ce même tableau, ce qui m’obligeait à différer ma réponse.

Ce tableau des Dames espagnoles est mentionné par la princesse Julie Bonaparte dans une lettre du 1er juin 1864 : « La duchesse Colonna m’a menée voir les ateliers de peinture et de dessin de Gustave Doré qui est encore tout jeune et qui a déjà publié une infinité de choses, il a montré aux personnes qui m’accompagnaient et à moi un fort agréable tableau représentant des dames espagnoles qui se font dire la bonne aventure […]. »

Doré

450 €

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Fauré

13
Gabriel Fauré
Lettre autographe signée

Sans lieu, Dimanche [vers 1880-90].
Une page in-8.

Lettre autographe signée à Henry Regnier, commissaire du gouvernement au bureau des Théâtres, pour convenir d’un rendez-vous avec son supérieur Eugène Deschapelles.

En 1874 Fauré remplace régulièrement Camille Saint-Saëns à l’Eglise de la Madeleine. En avril 1877, lorsque Saint-Saëns prend sa retraite, Fauré en devient chef de chœur.
En 1896 il est nommé organiste en chef à l’Eglise de la Madeleine et succède à Massenet comme professeur de composition au Conservatoire de Paris. Il en devient le conservateur en 1905, poste qu’il conserve jusqu’en 1920.

Je ne veux pas que M. Deschapelles se dérange et je vous prie de lui dire que j’irai le trouver à son bureau au jour à l’heure qu’il m’indiquera.
[…] Voulez-vous avoir l’obligeance de m’écrire un mot à la Madeleine où je viendrai mardi matin ? Comme je suis encore à la campagne, les lettres qui me sont adressées au boulevard Malesherbes ne m’arrivent qu’avec un grand retard.

200 €

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Flandrin

14
Hippolyte Flandrin
Lettre autographe signée

Paris, 16 août 1859.
Une page et demie in-8.

Lettre autographe signée du peintre Hippolyte Flandrin à un confrère dans laquelle il évoque la peinture à la cire.

La peinture à la cire est une technique ancienne qui disparaît vers le 9e siècle et ne réapparaît qu'au 19e siècle avec les recherches, notamment, de Henry Cros.
« La plupart de nos peintures murales s'exécutent aujourd'hui à la cire. Hippolyte Flandrin, dans ses belles décorations de Saint-Germain des Prés, a fait usage de ce procédé, pour avoir la faculté de reprendre et de retoucher indéfiniment son œuvre. » (in Gazette des Beaux-Arts de juillet 1866)

Votre lettre m'a trouvé bien malade, et longtemps je suis resté souffrant […] Je donnerai à M. Armitage tous les renseignements que peuvent me fournir mille tâtonnements et une longue pratique de la peinture à la cire. Mais je suis sûr qu'en cherchant un peu on trouverait mieux, surtout pour la santé qu'un long usage de l'essence altère profondément. J'en fais comme d'autres la bien triste expérience.

300 €

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Hugo

15
Victor Hugo
[Littérature, politique ou ésotérisme ?]
[Les Châtiments] : Joyeuse vie

S.l. [Jersey], décembre 1852.
Plaquette (75x115 mm) de 16 pp.

[Joyeuse vie - Chanson - Applaudissements - Ultima Verba]

Edition originale de cet extrait des Châtiments qui paraissent quelques semaines plus tard.

En février 1851 le frère du révolutionnaire Blanqui invite Hugo à visiter les quartiers populaires de Lille. La prise de conscience face à la pauvreté et l’indescriptible injustice sociale est terrible. A son retour Hugo compose ce projet de discours, qu’il ne prononcera jamais.

Précieux exemplaire enrichi d’un très bel et étonnant envoi autographe signé à Adolphe Desbarolles.

Peintre, écrivain et ami proche du célèbre occultiste Eliphas Lévi et d’Henri de Latouche, qui « l'introduit » au Martinisme (ainsi qu’Honoré de Balzac), et célèbre auteur d'importants ouvrages sur la Chiromancie. qui font encore référence aujourd'hui.

Hugo
Hugo

Amusant envoi d’un serrement de main d’Hugo à l’auteur de la Chiromancie nouvelle. Les Mystères de la main révélés et expliqués et de Les Mystères de la main, révélations complètes, suite et fin.

Ceci aussi est mon portrait, je l'envoie avec mon serrement de main le plus cordial à mon ingénieux et savant confrère M. Desbarolles.
Victor Hugo - H.[auteville] H.[ouse] juillet 1869.

Plaquette portant au dos la marque du tampon apposé sur l'enveloppe. GUE JY 6

1.300 €

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Huysmans

16
Joris-Karl Huysmans
Carte autographe signée

Paris, 11 rue de Sèvres, [vers 1890].
Une page in-16.

Carte autographe signée de Huysmans à un de ses confrères.

Simple et belle évocation du sacré et de la musique, passion et moteur de l'auteur que l'on retrouve dès À Rebours : « [Des Esseintes] avait éprouvé d'ineffables allégresses à écouter le plain-chant que l'organiste avait maintenu en dépit des idées nouvelles […] c'était le verbe de l'antique Église, l'âme du moyen âge ; c'était la prière éternelle chantée, modulée suivant les élans de l'âme, l'hymne permanente élancée depuis des siècles vers le Très-Haut. »

Merci, et vraiment mon cher confrère, pour votre bonne attention – et bien votre en un commun amour de plain-chant. »

450 €

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d'Indy

17
Vincent d’Indy
Lettre autographe signée

Paris, 7 avenue de Villars, 3 mai 1886.
Trois pages un quart in-12.

Belle lettre autographe signée au directeur du Menestrel suite à la première représentation de son Chant de la cloche, légende dramatique inspirée par la ballade de Schiller.

« Œuvre d’un souffle généreux et puissant, d’une jeunesse et d’une poésie adorables, [qui] obtint un immense succès […]. Elle classa d’un coup Vincent d’Indy au premier rang de la jeune école française. » (Vincent d’Indy, sa vie et son œuvre, L. Borgex, Paris, Durand et fils, 1913.)

Lettre de mise au point de Vincent d’Indy adressée au directeur du journal musical le Menestrel suite à un article fort désobligeant de H. Moreno titré Un concert peu spirituel à l’Eden du deux mai 1886 dans lequel ce dernier attaquait Vincent d’Indy, son Chant de la cloche et le chef d’orchestre de l’Eden Charles Lamoureux.

Le compositeur demande à ce que sa lettre soit publiée dans le numéro du neuf mai du journal, mais elle ne l’est pas et nous trouvons en revanche un encart relatif à celle envoyée par Lamoureux. Dans le numéro du seize mai, suite à une demande renouvelée du chef d’orchestre, un long extrait de sa lettre est publié.
« Dans les efforts que j’ai faits en faveur de la musique française, vous ne voulez pas tenir compte du Chant de la Cloche, qui m’est arrivé, dites-vous richement doté par le Conseil Municipal. Au risque de vous surprendre, je vous dirai pourtant que cette riche dotation n’a pas été suffisante pour monter d’une manière digne de son mérite l’œuvre si importante et si difficile de M. d’Indy, qui a dû consacrer une partie de sa prime personnelle à combler le déficit de l’audition officielle. »

Je viens de lire le très spirituel article de votre collaborateur Moreno sur le Concert « peu spirituel » de l’Eden et je sais vous dire qu’il m’a extrêmement amusé ; la description du public m’a surtout paru fort imagée et divertissante en ce sens que j’y ai retrouvé exactement reproduites les impressions du public qui assistait à la première représentation de Carmen à l’Opéra-Comique en 1875, mêmes réflexions, mêmes attitudes des bons habitués ; cela m’a rappelé aussi la sympathique figure du pauvre Bizet répondant ce soir-là, à quelques élèves du Conservatoire qui lui exprimaient leur enthousiasme : « Mes pauvres enfants, vous êtes les premiers qui me dites cela aujourd’hui, et… je crois bien que vous serez les derniers » ajoutait-il en regardant d’un œil triste la foule amusée et indifférente.

[…] les deux autres auditions du Chant de la Cloche ont donc été données par M. Lamoureux à ses risques et périls, et votre collaborateur sait trop bien ce que coûte un concert avec chœurs comportant 228 exécutants, pour admettre un seul instant que l’éminent chef d’orchestre ait pu même rentrer dans ses frais.

d'Indy

280 €

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Joubert

18
Laurent Joubert
Traité du ris

Paris, chez Nicolas Chesneau, 1579.
In-8 ; 15 ff.n.ch., 407 pp., 3 ff.n.ch. Veau fauve marbré, dos à nerfs orné, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, tranches rouges (Reliure du XVIIIe).

Edition originale complète d’une des plus anciennes monographies du rire.

Une partie très abrégée du seul Traité du Ris parue en 1560. Exemplaire sans le portrait qui manque le plus souvent (que Brunet ne signale pas).

(comment le diaphragme est ébranlé par le rire : d'où procède l'ouverture de la bouche, l'allongement des lèvres, & l'élargissement du menton ; de la douleur qu'on sent au ventre par trop rire ; des espèces et différences du rire ; du rire malsain et bâtard ; si seul l’homme rit et pourquoi ; peut-on mourir de rire ; etc..).

Laurent Joubert, médecin ordinaire des rois Henri III et Henry IV, est l'un des principaux artisans d'une tentative de réforme de l'orthographe au XVIe siècle.

Selon la Biographie médicale de Panckoucke, « ce traité se divise en trois parties, expose les causes physiques et présumées du ris, ses effets heureux et défavorables sur la santé, ses nombreuses nuances et variétés, et il se termine par une série de problèmes dont la solution est plus ou moins instructive et toujours accompagnée de jovialité. »

« Ouvrage fort rare et d'autant plus recherché qu'il est l'un des premiers où la question de l'orthographe se trouve posée. Joubert s'étonne que, seule de toutes les langues, la française s'écrive autrement qu'elle se prononce et veut réagir contre ce fait » (Dorbon 6053)

Ouvrage particulièrement recherché pour son Dialogue sur la cacographie qui explique les causes de la corruption de la langue française au XVIe siècle.

1.500 €

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Lacroix

19
Jules Lacroix
Poème autographe signé

S.l.n.d.
Une page in-8.

Sonnet autographe signé paru en 1838 dans le recueil Pervenches sous le titre Omnia vanitas !

Insatiable, ô toi qui veux avoir le monde !
Toi, dont l’ambition grandit comme un géant
Et frappe sans relâche aux portes du néant,
Regarde ce débris humain, ce crâne immonde !

Voilà donc le cachot où tournait vagabonde
L’imagination qui va toujours créant !
L’ardent projet a fui de ce vase béant
Comme un vin qui fermente et qui brise la bonde.

[...]

Lacroix

175 €

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Lindbergh

20
Avis de recherche du kidnappeur de Charles A. Lindbergh Jr.

New Jersey, 1932.
Placard imprimé, 68 x 42,5 cm, sous verre, petite déchirure en tête.

$25,000 Reward !
For information resulting in the apprehension and conviction of the kidnappers of Charles A. Lindbergh Jr.

Le 1er mars 1932, le fils du célèbre aviateur Charles Lindbergh (qui à bord de son avion le Spirit of St Louis est le premier homme à rallier, en 1927, sans escale et en solitaire, New-York à Paris), Charles A. Lindbergh jr, alors âgé de 20 mois, est enlevé.
Dans une note découverte sur le lieu de l’enlèvement, le (ou les ravisseurs) exige une rançon de 50,000 $.

« Dear Sir!
Have 50.000$ redy 25.000$ in
20$ bills 15.000$ in 10$ bills and
10.000$ in 5$ bills After 2–4 days
we will inform you were to deliver
the mony.

We warn you for making
anyding public or for notify the Police
The child is in gut care.
Indication for all letters are
Singnature
and three hohls. »


Le lendemain du Kidnapping Hoover autorise exceptionnellement le Bureau d’investigation à enquêter sur l’enlèvement. Un haut fonctionnaire du New Jersey offre même une récompense de 25,000 $ supplémentaires si l’enfant est rendu sain et sauf – faisant ainsi passer, en ces premières années de Grande Dépression, la rançon totale à la somme incroyable de 75,000 $.

Le 16 mars les Lindbergh reçoivent un paquet contenant le pyjama de leur fils, preuve présumée que l’enfant est bien vivant. La rançon est payée, elle s’élève à 50,000 $, les Lindbergh n’ayant pas réussi à réunir plus.

Le 12 le corps de l’enfant est retrouvé non loin du domicile des Lindbergh.
L’autopsie révèlera que l’enfant est mort d’une puissante fracture au crâne, le jour même de son enlèvement…

The following is a list of the currency paid as a ransom. The list is arranged according to the Last Four Digits of the serial number.

Une affiche est alors imprimée, répertoriant la liste complète des 4.750 billets de 5, 10 et 15 $ versés au ravisseur de Charles A. Lindbergh jr. Tirée à 250.000 exemplaires, elle est distribuée dans tous les commerces de New York City et de la région. Quelques billets refont surface, un peu partout dans le pays, mais personne n’est identifié.

If Any of this Currency is Detected, Report Should Immediately be Made to Your Local Police Department and to Colonel H. N. Schwarzkopf, Superintendent, New Jersey State Police, Trenton, New Jersey.

Lindbergh

Pendant plus de deux ans, un détective de la police de New York et un agent du Bureau d’Investigation, tracent tous les billets dépensés à New York, un à un, et aboutissent à une carte possible du secteur du ravisseur. Ces différents éléments, ainsi qu’une plaque d’immatriculation relevée, permettent de remonter jusqu’à un immigré allemand, un certain Bruno Richard Hauptmann. Une partie des billets est retrouvée à son domicile. Il est arrêté, jugé, condamné et exécuté sur la chaise électrique le 3 avril 1936. Jusqu’à la dernière minute, Hauptmann ne cessa de clamer son innocence.

Rare avis de recherche donnant la liste des 4.750 billets de la rançon versée au ravisseur de Charles A. Lindbergh Jr.

C’est à la suite de cet enlèvement qu’en juin 1932 le Federal Kidnapping Act fut créé (aussi appelé Lindbergh Law), faisant de l’enlèvement d’un enfant un crime fédéral.

500 €

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Lutte des femmes

21
[Lutte des femmes]
La Question des femmes

Genève, 1868.
Huit pages in-8.

La Constitution suisse de 1848 proclame l’égalité en droit de tous les êtres humains, mais n’inclut pas les femmes. Les premiers mouvements féministes suisses voient le jour vers 1860 mais il faut attendre 1894 pour voir les premiers débats publics sur la question féminine.
Le suffrage féminin est finalement voté en 1959, soit près de cent ans après les premiers mouvements. Mais treize années de plus seront nécessaires pour voir la quasi-totalité des cantons adopter le suffrage féminin (finalement étendu à l’ensemble des cantons en 1990).

Une Société ou Ligue instituée à Genève, le 1er mai 1868, pour l’Etude et la revendication des droits et des intérêts des femmes, a été définitivement constituée le dimanche 16 novembre.

Rarissime document pour les droits des femmes de 1868.

Autographie de huit pages relative aux droits des femmes suite à la constitution d’une Société ou ligue pour l’Etude et la revendication des droits et des intérêts des femmes.

Aujourd’hui, les femmes sont dans une condition inférieure aux coquins et aux proscrits. Un homme n’est ordinairement privé de ses droits civils qu’après s’être rendu coupable de crime ou de délit de grave […] Les femmes sont donc considérées comme des êtres bien faibles et bien incapables puisque presque tous les gouvernements les privent ainsi de leurs droits civils et politiques.

Tract titré, La Question des femmes, dénonçant la condition des femmes et réclamant l’égalité dans le travail, le droit de vote, et la possession […] de tous les droits civils et politiques.

Exemplaire présumé de George Sand, provenant de Nohant.

La femme avilie par les législations, écartée des bureaux de l’administration, tenue éloignée des écoles supérieures, des ateliers, du commerce, n’a plus que trois ressources en perspective : 1° la misère la plus grande, la mettant à la merci de l’aumône ou du bon plaisir d’un mari despote ; 2° la prostitution, si elle est assez bien de sa personne ; 3° enfin, de mourir de faim, de froid.
[…]

La possession étendue aux femmes, de tous les droits civils et politique, seule peut modifier l’état de chose actuel ; il n’existe aucun autre moyen pratique.
[…]

Aujourd’hui, les femmes sont dans une position inférieure aux coquins et aux proscrits. […] Les femmes sont donc considérées comme des êtres bien faibles et bien incapables puisque presque tous les gouvernements les privent ainsi de leurs droits civils et politiques ?
[…]

La ligue reconnaît comme vérités incontestables :
1° Que les intérêts des hommes sont essentiellement liés à ceux des femmes. Que les hommes ne sont que ce que les femmes les font ; les femmes démoralisées démoralisent les hommes qui les fréquentent.
[…]
3° La ligue veut la liberté complète, absolue, pour tous les individus des deux sexes.
Elle hait la guerre et l’ignorance, car les seuls résultats possibles sont le massacre et la misère du peuple au profit de quelques ambitieux. […]

Vendu
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Maquet

22
Auguste Maquet
Lettre autographe signée

[Paris], vendredi 17 janvier [1870 ?].
Quatre pages in-8 ; papier de deuil à son chiffre gaufré, trace de deux petits trous d’épingle.

Lettre autographe signée de l’écrivain et « collaborateur » d’Alexandre Dumas qui s’excuse de son absence, devant assister aux répétitions de sa nouvelle pièce.

Ce courrier pourrait être adressé aux membres de la Commission chargée d’inventorier et de publier les papiers de la famille impériale, fondée en 1870, dont Maquet est membre et Jules Claretie (mentionné dans la lettre) est Secrétaire.

Je vous prie de me pardonner mon absence aujourd’hui, vous pouvez me remplacer ici, facilement et avec avantage. Au Vaudeville au contraire, on a besoin de moi, je crois, pour les répétitions générales de la pièce nouvelle.
Je n’ai pas négligé nos affaires depuis quelque temps. Elles sont en bonne voie. Tout le travail relatif à l’acte social est fait et approuvé par vos Conseils. Notre ami M. Claretie vous dira les heureux résultats que nous pouvons attendre, car il m’assistait, hier encore, en qualité de Secrétaire de la Commission dans les dernières études que nous avons faites avec le notaire et l’avoué.
Ainsi donc, messieurs, si vous voulez, la semaine prochaine, prendre un jour (pas le vendredi) pour tout revoir, discuter et voter, nous pourrons mettre le mot fin au bas de notre ouvrage.

100 €

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mendes

23
Catulle Mendès
Manuscrit de neuf poèmes autographes signés

Sans lieu, deux datés septembre 1903 et juillet 1907.
Un volume petit in-folio, cartonnage dos vélin, plats de papier ivoire, dos lisse orné du titre en long ; 11 feuillets petit in-folio.

Recueil de neuf poèmes autographes de Catulle Mendès, dont deux signés.

Recueil composé de Le Détestable oubli, Bête malade, De grand matin, L’heure torride, Odor di Laguna, La Vendeuse de fleurs montagnardes, Les Sept lacs, Ombres de papillons, Commémoraison.

Recueil titré Trois poèmes inédits - 1907, faisant référence au trois premiers poèmes du recueil, inédits au moment de la composition du recueil.
Le poème Bête malade resterait à ce jour inédit.

Très joli recueil en reliure contemporaine au dos de vélin, portant quelques ratures et corrections de la main de l'auteur.

Provenance : de la bibliothèque de Catulle Mendès qui faisait ainsi relier ses manuscrits.

Catulle

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Naquet

24
Alfred Naquet
Lettre autographe signée

Mayence, Central Hôtel, 10 mai 1892.
Quatre pages in-8 sur deux feuillets.

Belle lettre autographe signée du médecin, homme politique radical-socialiste et père de la loi sur le divorce, Alfred Naquet (Carpentras, 1834 – Paris, 1916), concernant la politique de Bismarck et le socialisme en Allemagne.

En France le parti Républicain naissant a connu lui aussi la compression et la persécution depuis 1871 jusqu'après le 16 mai. Cette situation […] lui a donné la force de supporter la liberté avec toutes ses conséquences. Aujourd'hui la République a des valeurs assez puissantes pour permettre […] d'envisager avec calme toutes les levées de boucliers des cléricaux […].

Bismarck qui est incontestablement un grand, un très-grand homme, mais un grand homme des siècles passés, un féodal, a voulu l'écraser. S'il se fut attaqué à une chimère sans lendemain il y aurait réussi sans doute. […]

Les lois répressives qu'il a appliquées à ce parti n'ont eu d'autre effet que [de lui fournir] les moyens de se propager, de s'envigorer, de se solidifier […].

Il faut donc, maintenant que le parti est soudé, qu'il revoie la formule, qu'il la dissèque, qu'il l'élargisse, qu'il la régente, qu'il la discute pour en apprécier les éléments utiles au bien du genre humain […].

Bismarck et Guillaume II ont voulu l'un et l'autre enrayer le développement du parti socialiste et, par des moyens opposés employés à contre temps tous deux l'ont servi. [du point de vue d'un] conservateur allemand, on doit regretter la chute de Bismarck et condamner la politique de Guillaume II.

Naquet

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Pellico

25
Silvio Pellico
Mes prisons

Paris, Delloye, Garnier Frères, 1844.
Grand in-8, demi-maroquin bleu nuit à coins, dos lisse orné de rinceaux dorés et de petites arabesques orangées, tranches dorées, petit accroc à la coiffe supérieure (Reliure de Ch. Septier).

Première édition de la traduction du Comte H. de Messey de ces mémoires romantiques du « martyr de la liberté », incarcéré pour conspiration contre la monarchie autrichienne de 1820 à 1822 à Milan et à Venise, avant d’être emprisonné jusqu’en 1830 dans la terrible prison de Spielberg en Moravie.

Edition illustrée de gravures sur bois et sur acier d’après Daubigny, Steinheil et Gérard Seguin – portrait de l’auteur, titre gravé et 74 vignettes dans le texte.

Très bel exemplaire entièrement monté sur onglets auquel on a ajouté sa très rare couverture contrecollée.

Précieux exemplaire enrichi d’un billet autographe signé de Pietro Maroncelli, compagnon de cellule de Pellico, ainsi que d’une lettre autographe signée de Silvio Pellico au comte de Branges, 2 pages in-8, datée du 31 décembre 1843.

Charles Em. De Bellair votre digne neveu est un jeune homme charmant. Il a la franchise et la dignité simple et solide de son père que j’aimais tant ; il en a les traits. J’ai fait sa connaissance avec plaisir, avec émotion, avec mille idées qui m’ont transporté au temps où son père, sa mère étaient là, où vous y étiez. Nous étions jeunes, peu experts des grandes douleurs de la vie. Que de tristes événements nous attendaient ! Que d’orages nous ont éprouvés ! que d’illusions dissipées ! que de Croix tantôt accablantes, tantôt adoucies par la main charitable de Jésus qui nous à aidé à les porter ! Et cette longue histoire de plus de trente ans s’est cependant écoulée avec la rapidité d’un songe. En ai-je profité ? n’ai-je pas tout perdu ? me suis-je assez repenti de mes erreurs ? Mais je suis rempli d’espérance, car Dieu veut que nous espérions en lui. […]

Pellico

Vendu
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Rachilde

26
Rachilde
Manuscrit autographe signé

[Vers 1930].
Six pages in-8, quelques feuillets légèrement effrangés dans les marges.

Manuscrit autographe signé complet de Complainte pour un danseur endormi.

Dans les années vingt Rachilde fait la connaissance, et tombe sous le charme, comme tant d’autres, du jeune danseur roumain Joan Nicolaï Nicolesco, connu sous le nom de scène de Neil-Haroun. Le jeune éphèbe, qui apparaît sur scène fortement dénudé, fait tourner la tête de nombreuses dames d’un certain âge, et vit de leurs largesses. Rachilde n’y échappe pas et consacre à son joli danseur le livre intitulé Mon étrange plaisir. Elle meurt en 1953, à quatre-vingt-treize ans, oubliée de tous et ruinée, avec à son cou un médaillon renfermant la photographie de son jeune et beau danseur.

Poème de 11 strophes sur six feuillets présentant quelques corrections. Le poème est publié en 1937 dans le recueil Accords perdus.

Son masque de cire est devenu pâle.
Sa bouche rougie aux pourpres du vin
Fond le duvet brun qui faisait un mâle
De cet ange noir dont le sexe est vain.

Mais il est bien loin : il quitte la terre,
Le grand vent du ciel souffle en ses cheveux ;
Ses longs yeux fermés gardent leur mystère ;
On les a scellés pour qu’ils rêvent mieux.

Ne l’éveillez pas
Car il est très las.

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Richepin

27
[Bibliophilie] Jean Richepin
Manuscrit autographe signé

Sans lieu ni date [1896].
Huit feuillets in-8 découpés et remontés pour l’impression

Manuscrit autographe signé de huit pages sur les marginalia, ces annotations, commentaires ou pensées apposées en marges des livres.

Mieux vaut tâcher de ressusciter quelque ancien moi d’il y a quinze ou vingt ans, ayant vécu en des temps de soleil. On y a de douces surprises, à se remettre sous le nez ce qu’on pensait alors de ceci ou de cela. Si l’on pense encore la même chose, on est fier de n’avoir pas changé. Si l’on a changé, on se persuade que c’est en mieux. De toutes façons, la vanité y trouve son compte.

Texte paru dans Le Journal du 17 octobre 1896.

Oh ! Combien dépenaillé cet exemplaire des Contemplations ! Lu, relu, que de fois ! Le premier que je possédai, sans doute ! C’est la quinzième édition, en deux volumes […] Ne nous vieillissons pas outre mesure et invraisemblablement, toutefois. Je n’ai certes pas acheté les deux volumes alors. Je les ai acquis au décrochez-moi ça des quais, longtemps plus tard. La feuille de garde porte deux noms de propriétaires mes prédécesseurs. L’un a été rayé à l’encre, et l’on devine seulement qu’il se terminait en and. Est-ce Durand ? Est-ce Bertrand ? Mystère ! Le successeur a rayé avec rage.
Lui, il se nommait N.C. Robinet. Il avait beaucoup marginalé. Evidemment c’est son exemple qui m’a induit en juvéniles marginalia. Mais le plus drôle, c’est qu’à présent je ne sais plus trop ce qui est de lui, ce qui est de moi.

Richepin

Manuscrit présentant un échantillon des marginalia de Richepin, relevés dans ses exemplaires des Contemplations, d’un roman de Feuillet ou de son édition du Dante in-folio.

Marginalons nos bouquins, mes frères, pour pouvoir nous délecter un jour à feuilleter ces marginalia. Dans tous ces fragments d’anciens miroirs cassés, on salue des images de soi, et toujours avec complaisance, soit au passé, soit pour l’heure présente.

400 €

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Rodin

28
Auguste Rodin
Carte autographe signée

Paris, 182 rue de l’Université [vers 1900].
Carte in-12, encadrée sous portrait photographique du sculpteur.

Billet autographe signé de remerciement du sculpteur Auguste Rodin sur une de ses cartes de visite au critique d'art Maurice Guillemot.

Vous avez fait dans le journal de Dayot un Salon, qui me laisse toujours au premier rang dans votre estime artistique.

450 €

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Sainte-Beuve

29
Charles-Augustin Sainte-Beuve
Lettre autographe signée sur le Christianisme

Paris, 3 janvier 1869.
Quatre pages petit in-12.

Belle et longue lettre de Saint-Beuve à M. René Biémont qui m’avait adressé pour le jour de l’an une lettre sous forme de prêcherie catholique.

Je vous remercie de tout ce que vous me dites d’affectueux, mais de grâce, laissez-moi vous le dire de mon côté, pourquoi m’adressez-vous un sermon ? Est-ce que je me permettrais de vous en adresser un à vous ? […]

Vous avez pitié de moi et de mon malheur. Je vous en remercie ; mais vous ai-je donc parlé de mon malheur, et qui vous a dit que j’étais si à plaindre ? Prenez garde que l’amour propre qui a tant de replis n’aille se glisser aussi par cette prétention à être plus heureux qu’un autre jusque dans ses malheurs même. Je ne vous plains pas pour les consolations que peut vos donner la foi : laissez-moi celles que la philosophie peut me donner. Vous me souhaitez d’en venir à comprendre le christianisme. Qui vous a dit que je ne le comprenais pas ? Ce ne serait pas du moins faute d’étude. Avez-vous jeté les yeux seulement sur mes six volumes de Port Royal où le Christianisme est continuellement étudié, remué, de fond en comble, et où certes toute justice lui est rendue ? […]

Et puis enfin comprendre le Christianisme ne suffit pas. Il faut encore y croire, et c’est là le hic – tout ceci est pour vous dire d’avoir de l’amitié l’un pour l’autre sans que l’un de nous deux s’imagine de se donner vis à vis de l’autre de ces avis de protection morale et de prêcherie.
Je ne sais pourquoi vous signez cela « le petit fils d’Oberman » - avez-vous Oberman bien présent à ce moment ?

P.S. Montrez cela à votre confesseur, je vous en prie, & demandez lui son avis. J’avais toujours cru jusqu’ici que selon le vrai Christianisme les prières, pour être efficaces, n’avaient pas besoin d’être signifiées à celui pour lequel on les faisait, & qu’il suffisait qu’on les répandit en secret et les yeux fermés dans le sein de Dieu. Consultez là dessus vos docteurs.

Vendu
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Sand

30
George Sand
Lettre autographe signée pour la première de Cosima

[Paris], [Avril 1840].
Une page in-12 à son chiffre, adresse.

Lettre autographe signée de George Sand à son amie Julie Beaune pour une loge à la première de Cosima.

La première de la pièce Cosima a lieu le 29 avril 1840 à la Comédie-Française avec, dans le rôle-titre, Marie Dorval.

Chère amie, j'ai pensé à toi dès le principe pour une loge et tu en auras une si c'est humainement possible. Mais je n'en puis promettre d'autre, cela ne dépend pas de moi. Je crois que tout est loué, et je garde pour mes intimes amis le peu qu'on me donnera.

« La première représentation de Cosima a eu lieu devant le public le plus nombreux, le plus choisi et le plus divers, le plus littéraire et le plus mondain qui se puisse imaginer. Il y avait une attente immense ; il y avait autre chose que l'attente encore, c'est-à-dire bien des petites passions en jeu […] » (in Revue des deux mondes, tome 22, 1840)

Sand

700 €

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Steinlen

31
Théophile Alexandre Steinlen
Lettre autographe signée

20 février 1906.
Une page in-12 sur double feuillet.

Lettre autographe signée à un destinataire inconnu.

En 1887 ou 1888 Steinlen s’installe au 73 rue Caulaincourt (après un court séjour au numéro 58). C’est dans cette maison-atelier, rebaptisée Cat’s Cottage en raison des nombreux chats qu’il y recueille, que l’artiste s’éteint le 14 décembre 1923.
L’immeuble du 73 rue Caulaincourt est également, vers 1910, l’adresse d’Auguste Renoir ainsi que dans les années 1920 celle des peintres Jules Pascin et Hermine David.

Steinlen

Mon cher ami, Ce n'est que ce matin que je trouve votre bleu d'hier - en effet je n'ai plus mon atelier rue Caulaincourt ce pour quelques semaines encore - je ne puis pas dire que je sois fâché de ce que vous m'apprenez au sujet du " clown " - j'ai passé un si mauvais hiver que je me suis mis terriblement en retard pour un tas de choses et j'étais inquiet de voir approcher le moment où il eut fallu me mettre à de l'eau-forte - besogne toujours longues (sic) - le prix de 600 frs pr le dessin ou litho dont vous me parlez est acceptable - est-ce pressé ?

300 €

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Taylor

32
Baron Taylor
Comité de l’Association de Secours Mutuels entre les Artistes Dramatiques
Deux lettres manuscrites signées à Monsieur Adolphe Laperrière

Paris, 18 avril 1860 ; Paris, 17 avril 1862.
Une page in-4 à en-tête du Comité, sur feuillet double ; une page in-4 à en-tête du Comité, sur feuillet simple.

L’Association de Secours Mutuels entre les Artistes Dramatiques est fondée par le baron Taylor en 1840, reconnue le 17 février 1848, elle devient plus tard l’actuelle Mutuelle Nationale des Artistes.

Lettres de remerciements au comédien Alphonse Laperrière, mentionnant la représentation de Daniel Lambert et d’une autre pièce au profit de la Caisse de secours de l’association.

Lettres portant chacune les signatures d’une quinzaine de membres, dont le baron Taylor pour celle de 1862.

150 €

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Vigny

33
Alfred de Vigny
Lettre autographe signée

8 novembre 1858.
Une page in-12, petits trous d’épingle en tête, enveloppe jointe avec adresse et trace de cachet de cire rouge.

Lettre autographe signée d’Alfred de Vigny à son éditeur Achille Bourdilliat.

Vigny demande des exemplaires de Cinq-Mars, du Théâtre et de Stello et dit attendre des épreuves.

Je vous prie, monsieur, de vouloir bien, en m’envoyant les exemplaires de Cinq-Mars y ajouter cinq exemplaires du Théâtre et vingt de Stello. J’attends les premières épreuves des Poèmes.

Vigny

450 €

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Otrante
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