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Sélection d'ouvrages et documents - Novembre 2016

Abrantès

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1
Laure Junot d’Abrantès
Lettre autographe signée

Jeudi 29 [1837].
Trois pages 1/2 in-8.

Belle lettre de la duchesse d’Abrantès à la comédienne Mlle Mars.

La duchesse d’Abrantès demande à Mlle Mars de bien vouloir venir lire une pièce écrite par l’un de ses amis intimes, le comte Émile de la Bédollière, célèbre auteur entre autres du Chat de la Mère Michèle.

« Il y a un rôle ravissant pour vous […] vous aurez de ma part d’ici quelques jours les premiers volumes de mon histoire des salons. »

Souhaitant écrire, notamment pour subvenir à ses besoins, la duchesse d’Abrantès fait la connaissance d’Honoré de Balzac et devient sa maîtresse vers 1828. Il lui sert de conseiller et de correcteur et la pousse à rédiger ses Mémoires historiques sur Napoléon 1er. L’ouvrage publié et le succès acquis, elle nie toute implication ou participation de Balzac.

Quelques années plus tard, elle reconstitue rue de La Rochefoucauld un salon où elle reçoit ses amis Juliette Récamier et Théophile Gautier ainsi que des acteurs.

En 1837-38 elle publie son Histoire des salons de Paris. En 1838, ruinée, elle finit sa vie dans la mansarde d’un hôpital.

200 €

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Adam

2
Juliette Adam
Lettre autographe signée

23 boulevard Poissonnière, avril 1872.
Une page in-18 sur papier à son adresse, petite trace de décharge.

Lettre autographe signée d'invitation à son salon, à l'adresse du 23 boulevard Poissonnière.

Crée en 1871 au 23 boulevard Poissonnière avant de déménager en 1887 au 190 boulevard Malherbes, le salon littéraire de Juliette Adam, incontournable en son temps, réussit à faire se côtoyer, dans un même lieu, nombre de politiques, d'hommes d'affaires, d'industriels et de personnalités des arts.

« Vous serez bien aimable d'accepter notre invitation pour les Vendredis soir ; faites-moi le plaisir de venir souvent au milieu de nos amis. »

130 €

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Andrée

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5
Ellen Andrée
Photographie originale

Paris, 51 rue d’Anjou Saint Honoré, Nadar, [vers 1875].
Cliché de format cabinet (10,5x15cm).

Photographie originale par Nadar sur papier albuminé, contrecollée sur carton.

Très beau cliché en pied d’Ellen Andrée (1857-1925). Comédienne, elle joue dans des pièces de Courteline et Guitry, mais elle est surtout connue comme modèle puisqu’elle pose pour nombre de peintres impressionnistes.

Amie de Degas, son visage est aujourd’hui mondialement connu grâce à sa célèbre toile l’Absinthe qui la représente dans un café aux côtés du peintre et graveur Marcellin Desboutin.

350 €

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Arrabal

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7
Fernando Arrabal & Julius Balthazar
Cinco Sonetos

Paris, André Biren, 1980.
In-8 ; 14 ff.n.ch. En feuilles, sous couverture muette rempliée, étui de toile brune d'éditeur.

Julius Baltazar (pseudonyme de Hervé Lambion) rencontre Salvador Dali et Fernando Arrabal en 1967. De 1972 à 1985 il fait la connaissance des éditeurs Georges Visat et André Biren et de nombreux peintres et auteurs tels que Cortot, Ubac, Saura, Marfaing, Matarasso, Butor, Déon…
En 1985 la libraire New Yorkaise Tonie Zwicker organise sa première exposition à New York University et fait entrer ses ouvrages dans les plus grandes collections privées, institutions et universités américaines. En 1986 et 1997 deux rétrospectives le mettent à l'honneur à la Bibliotheca Wittockiana à Bruxelles puis à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris. En 2006, il est décoré des insignes de Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

Edition originale de cinq sonnets de Fernando Arrabal.

Illustré de 5 superbes eaux-fortes originales en couleurs, signés au crayon par l'artiste.

Tirage à 80 exemplaires sur Arches, signés par Arrabal et Baltazar.

Parfait exemplaire, tel que paru.

600 €

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Arlincourt

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8
Vicomte d’Arlincourt
Les écorcheurs ou l’Usurpation et la Peste

Paris, Renduel, 1833.
Demi-veau acajou, dos à nerfs, tranches jaspées, quelques rousseurs habituelles sur les titres, infimes frottements aux mors sans gravité (Reliure d’époque).
Deux volumes in-8.

Edition originale de l’ouvrage le plus recherché du « Prince des Romantiques », ornée de deux très belles vignettes sur bois par Tony Johannot. Ouvrage à l’énorme succès qui influença même la mode de l’époque.

Exemplaire en reliure d’époque, enrichi d’une lettre autographe signée (une page in-8 sur papier à son chiffre) adressée à un de ses amis « Cher Comte [...] ma soirée de demain samedi est ajournée à cause de la santé de ma femme qui craindrait de n’être pas bien pour le dîner de dimanche prochain. »

450 €

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Asselineau

9
Charles Asselineau
Lettre autographe signée

S.l.n.d.
Une page in-8.

Lettre autographe signée du poète et ami de Baudelaire dont il écrit la première biographie.

« Apportez-moi s'il vous plait, le catalogue Carguet, que je renonce à trouver. Je ne vous le garderai pas longtemps et au besoin je pourrai vous le rendre séance tenante. »

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Barbey

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10
Jules Barbey d’Aurevilly
Mèche de cheveux et lettre autographe signée de Louise Read

Pièce encadrée. Lettre de trois pages petit in-12 avec enveloppe. Un demi feuillet in-12. Une enveloppe à l’adresse de Barbey.

Mèche de cheveux de Barbey d’Aurevilly, encadrée, avec mention manuscrite « cheveux de J. Barbey d’Aurevilly. »
D’une autre main, on peut lire sur un feuillet placé au-dessus de la mèche : Cheveux de Barbey d’Aurevilly provenant très probablement de Mlle Read, tels qu’ils ont été trouvés dans les papiers de Pierre Balichet par Henri Jouvin qui me les a donnés.

En 1889, à la mort de Barbey, Louise Read, sa dernière amie et légataire universelle, achève la publication des Œuvres et des hommes et, pendant près de quarante ans entretient le souvenir de l’écrivain, dans un premier temps entourée de quelques amis aurevilliens puis, en 1934, la Société Barbey d’Aurevilly est créée. Pierre Balichet, un des membres fondateurs et premier secrétaire général de la Société J.K. Huysmans (créée en 1927), en rejoint immédiatement le comité. Son ami Henri Jouvin est également de ces membres des deux sociétés, trésorier de la première, et secrétaire de la seconde.

Une enveloppe au dos du cadre contient également différents documents.

Une enveloppe d’un expéditeur inconnu, adressée au dernier domicile de Barbey, 25 rue Rousselet, Paris.

Un demi feuillet autographe de la main d’Auguste Poulet Malassis relatif à Pierre Barbey d’Aurevilly, ancêtre de Jules, mort en 1664. Un des ancêtres de d’Aurevilly, Pierre Barbey d’Aurevilly, professeur de philosophie, est mort le 24 octobre 1664 et a été enterré à Saint Estienne du Mont. – Armes sont d’azur, aux deux bandeaux d’argent adossés et écaillés, avec trois quintefeuilles d’or en chef.

Une lettre autographe signée de Louise Read datée du 20 mars 1923, adressée à M. Georges Barbey, Nancy (enveloppe jointe). Elle remercie son correspondant pour sa lettre et pour le poème de son père.
Ma vie est surchargée, impossible, et je suis de plus en plus bien tourmentée de tout ce que j’ai à faire… et bientôt j’aurai 78 ans.
Elle mentionne également Jean de Castellane, membre du conseil municipal de Paris, grâce à qui il y aura […] une plaque, enfin, sur sa maison. Je devais toujours m’en occuper, mais combien son initiative est préférable. Louise Read réussit, depuis la mort de Barbey, à conserver son appartement rue Rousselet en l’état. Mais, en 1922, à la demande du propriétaire des lieux, elle est obligée de le restituer. Une plaque y est inaugurée en octobre 1923.

1.500 €

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Cocteau

11
Samuel Beckett
Poèmes

Paris, Editions de Minuit, 1968.
In-12 ; 30 pp., 1 f.n.ch. Broché, couverture blanche à rabats imprimée d'éditeur.

Edition originale de ce recueil de 18 poèmes.

Tirage limité à 762 exemplaires sur vélin cuve BFK Rives, un des 112 réservés à la Librairie des Editions de Minuit.

200 €

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Benda

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12
Julien Benda
Placards d'épreuves d'imprimerie. Pour les Vieux Garçons

Avril 1923.
Cinq feuillets in-4 ; quelques infimes déchirures marginales sans manques.

Placards d'épreuves d'imprimerie de Pour les vieux garçons, paru chez Emile Paul en 1926, et qui ne fut tiré qu'à trente exemplaires.

Nombreuses corrections, annotations et deux feuillets d'ajouts autographes.

300 €

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Bernard

13
Tristan Bernard
Lettre autographe signée

Paris, 3 octobre 1909.
Une page in-8, deux petits trous d'épingle en tête.

Lettre autographe signée de l'écrivain Tristan Bernard (Besançon, 1866 - Paris, 1947) à l'écrivain et journaliste André du Fresnois (mort au combat en Lorraine le 22 août 1914).

« J'ai renoncé pour le moment à tout travail de journalisme, en dehors des engagements que j'ai déjà pris, et dont certains me lient encore jusqu'à m'empêcher de collaborer – fût-ce platoniquement et par simple présence – à d'autres publications. »

140 €

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Bonnefoy

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14
Yves Bonnefoy
La Vérité de parole

Paris, Mercure de France, 1988.
Fort in-8. Broché, couverture blanche imprimée d'éditeur, non coupé.

Edition originale, un des 45 exemplaires de tête sur vélin d'Arches.

Exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur à Pierre-Jean Rémy.

Provenance : de la bibliothèque de Pierre-Jean Rémy, avec ex-libris.

400 €

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Bossuet

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15
Louis de France - Bossuet
Devoir autographe corrigé du Grand Dauphin

Sans date.
Feuillet recto verso in-4, sous encadrement début xxème.

Bien qu'héritier de la couronne, Louis de France (1661-1711), dit le Grand Dauphin ou Monseigneur, fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche ne règne jamais.
Il meurt prématurément en 1711, quatre ans avant son père.
Son fils Louis, sa belle-fille et leur premier fils meurent à quelques jours d'intervalle en 1712. C'est donc son petit-fils, Louis, duc d'Anjou qui, à l'âge de deux ans devient Louis XV, succédant ainsi à son arrière grand-père.

En 1668, Louis XIV lui désigne le duc de Montausier comme gouverneur et en 1670 ce dernier choisit comme précepteur le célèbre et très influent évêque de Condom, Jacques-Bénigne Bossuet.
Le Dauphin est installé aux Tuileries, dans le Vieux Louvre, dans l'ancien appartement de Marie de Médicis et d'Anne d'Autriche. Les leçons ont lieu au rez-de-chausée, du côté du Pavillon de l'Horloge.

L'évêque s'adonne avec zèle à sa tâche, enseignant le latin, le français, la philosophie, la théologie et l'histoire au Dauphin au cours de trois classes quotidiennes, y compris le dimanche. Les journées du Dauphin sont ainsi organisées :
Première leçon à neuf heures, messe à onze heures et demie, suivie du dîner, des visites au roi, à la reine puis d'une récréation de peu de durée.
Deuxième leçon d'une heure et demie, suivie de la promenade, des parties de chasse ou de pêche et des jeux avec d'autres enfants.
Troisième leçon après le souper, suivie d'une récréation, prière et enfin d'une petite joute en latin entre le Dauphin et ses deux pages d'honneur.

En 1680 la mission de Bossuet s'achève, son Discours sur l'histoire universelle (un des nombreux travaux écrits pour son élève) est publié et il devient évêque de Meaux.

Fragment d'un devoir d'histoire du Grand Dauphin présentant quelques corrections autographes de la main de Bossuet.

Feuillet paginé 95 et 96, comportant respectivement 9 et 8 lignes par page.

Devoir d'histoire faisant référence au colloque de Poissy (septembre 1561) qui, à l'initiative de Catherine de Médicis, réunit 46 prélats catholiques, 12 ministres protestants et une quarantaine de théologiens afin de débattre sur la nature de l'Eucharistie. Théodore de Bèze, cité dans le devoir, y expose sa doctrine de l'Eglise réformée. Le 14 octobre l'assemblée se sépare et le colloque s'achève sans accord, sans avoir trouvé la paix religieuse espérée.

Provenance : De la collection de l'homme politique, avocat, essayiste et historien de la littérature le Comte d'Haussonville.

2.200 €

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Bouguereau

16
William Bouguereau
Carte autographe

[Vers 1890].
Une demi page in-16.

Carte autographe du peintre William Bouguereau (La Rochelle, 1825 – id., 1905) au romancier et essayiste Boyer d'Agen, époux de Marthe Boyer-Breton, professeur de dessin des écoles de la ville de Paris.

« heureux s'il a pu être agréable à Monsieur Boyen d'Agen. Lui adresse ses compliments avec l'assurance de ses meilleurs sentiments. »

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Bouilhet

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17
Louis Bouilhet
Mademoiselle Aïssée - Lettre autographe signée et Manuscrit autographe

Rouen, 27 juillet 1868.
Trois pages in-8. Deux pages in-folio.

Lettre autographe signée de l'ami de Flaubert et de Maupassant au directeur de l'Odéon, relative au dernier drame de l'auteur, Mademoiselle Aïssée.

Lettre à en-tête de la Bibliothèque Publique de Rouen (dont il est le conservateur depuis 1867) dans laquelle Bouilhet expose son retard (« ma pièce n'est malheureusement pas aussi avancée qu'on se plaît à le dire ») et son indécision quant aux acteurs (« je n'ai jamais été fixé que sur Berton »).

« je croyais vous avoir écrit […] que je désirais n'être joué qu'en février 1869. Je prévoyais, dès lors, les exigences d'une position nouvelle – je n'avais pas compté sur des souffrances physiques presque continuelles, depuis notre dernière entrevue –d'où il résulte que, plus que jamais, je m'en tiens au mois de février. »

« dans le cas où je pourrais être joué en février avec Berton – je viendrais à l'Odéon, dans les premiers jours d'octobre, vous lire ce qui serait terminé, et le plan du reste – je compte sur mes deux mois de vacances pour enlever, sinon toute la machine, au moins l'important de la chose – je désire ne vous communiquer mon sujet que quand il aura sa physionomie arrêtée et définitive. Accordez-moi deux mois de confiance. »

Manuscrit autographe de 2 pages in-folio d'Aïssée, correspondant aux scènes X, XI et XII – répliques d'Aïssée, de Madame de Tencin, de Monsieur d'Argental, du comte de Brécourt, du commandeur de Mesme et d'un chœur de Chevaliers.

Après avoir été interne à l'Hotel-Dieu sous la direction du père de Gustave Flaubert, Louis Bouilhet (Cany 1822 – Rouen 1869) se consacre à la poésie et gagne sa vie comme professeur de littérature.

800 €

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18
Louis Bouilhet
Melænis conte romain

Paris, Michel Lévy, 1857
In-18 ; 3 ff., 205 pp., 1. f., suivi du catalogue de l’imprimeur de 36 pp.Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs orné et mosaïqué, tête dorée, non rogné, couverture et dos conservés, infime mouillure claire aux premiers feuillets (Reliure de Champs-Stroobants).

Très bel exemplaire de la première édition mise dans le commerce de Melænis, bien complet du catalogue de l’éditeur. Le texte est d’abord publié en 1851 mais à petit nombre, non mis dans le commerce, et réservé à ses amis.

Premier ouvrage de Louis Bouilhet, dédié à son ami intime Gustave Flaubert.

Exemplaire enrichi d’une double lettre autographe signée, de Pascal-Désiré Mulot et Louis Bouilhet à leur ami Caudron, datée du 14 août 1857, envoyée de Mantes, où l’auteur s’installe en 1857 (lettre d’abord datée de Rouen avant rature et modification).

Pascal-Désiré Mulot, ami de Bouilhet, employé pendant près de quarante ans par la maison Bertheaume, marchand de vin et poète à ses heures dont quelques textes ont paru dans la Revue de Normandie et le Pommier.

A parler franc, je n’aurais rien eu à vous dire, les premiers jours m’ont trouvé un peu bête (ne vous avisez pas de dire que cela ne vous étonne pas). Cette vieille ville de Rouen me tenait au cœur. Vous avez entendu parler peut-être de je ne sais quels esclaves à qui leur chaîne semblait douce et que la liberté embarrassait, je ressemble à ces esclaves-là, il m’est arrivé de regretter le grand-livre de la maison Bertheaume, de rêver tout seul factures et comptes courants. J’ai eu d’abord quelque peine à m’accoutumer à ma nouvelle vie, je me trouvais puérilement oisif, je me figurais en quittant le commerce avoir trahi ma patrie, renié mes dieux, je me faisais à moi-même l’effet d’un transfuge, et aujourd’hui encore quand je songe à mon nouveau titre d’artiste j’ai de la peine à me retenir de rire. Somme toute je suis fort bien ici, Bouilhet et Madame Philippe m’ont été et me sont encore d’un grand secours pour vaincre mes mélancolies fantasques dont les bouffées deviennent de plus en plus rares. […] - Votre vieux fidèle – Mulot.

La lettre de Bouilhet, troisième et quatrième pages, prend la suite de celle de Mulot.

Tu vois mon cher Caldéron, que le brave Mulot est toujours le même. Je ne te dirai pas ses désespoirs – ses incertitudes, etc. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il a un excellent sujet de Comédie – et que je ne veux pas qu’il le manque. Pourvu que cette pièce soit faite convenablement, c’est, à coup sûr, six mille francs dans sa poche, pour Pâques – sans compter les plaisirs de l’amour propre, ce qui est tout pour nous, poètes insignes ! –

P.S. Si tu étais un brave, tu nous apporterais dans un pot quelconque de la grosse moutarde de Rouen, non parfumée – (nous en avons ici de fort détestable !) –


Provenance : A. Grandsire, avec ex-libris.

300 €

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Brassai

20
Brassaï [Gyula Halász]
Brassaï

Paris, Bibliothèque nationale, 1963.
Grand in-8, broché, couverture imprimée d’éditeur, vignette contrecollée sur le premier plat, 27 pp., très légère fente en pied d’un mors.

Catalogue de l’exposition Brassaï à la Bibliothèque nationale rédigé par M.-F. Brouillet. Préface de Julien Cain, Brassaï poète de la nuit par Jean Adhémar, Brassaï par Alix Gambier.
Description de 192 œuvres réparties en neuf catégories : Paris de nuit, Plaisirs, Paris le jour, La clé des champs, Portraits, Nus, Les Chats, Graffiti et taches de mur, Poésies etc., de très nombreux renseignements ayant été fournis par l’artiste lui-même.

Enrichi d’un envoi autographe signé de l’artiste.

150 €

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Breton

21
André Breton
La Lampe dans l'horloge

Paris, Robert Marin, 1948.
In-8 oblong ; 71 pp., 1 ff.n.ch. Broché, sous double couverture imprimée d'éditeur, petites rousseur habituelles à la gravure.

Edition originale un des 350 exemplaires de tête sur vélin d'Arches, les seuls contenant l'état supplémentaire de la lithographie de Toyen tirée en bistre.
Egalement illustré d'un portrait photographique de l'auteur par Elisa Breton.

400 €

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Breton

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22
André Breton
Perspective cavalière

Paris, Gallimard, 1970.
In-8; 242 pp., 2 ff.n.ch. Broché, couverture blanche rempliée imprimée d'éditeur.

Edition originale posthume de ce recueil de textes écrits entre 1952 et 1956.

Un des 56 exemplaires sur vélin pur fil, second papier.
Illustré de 8 planches hors-textes de photographies en noir.

250 €

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Butor

23
Michel Butor
Illustrations

Paris, Gallimard, 1964-1976.
4 volumes in-8. Brochés, couvertures rempliées d'éditeur, petite trace de pliure au coin supérieur du premier plat du premier volume.

Édition originale complète de cette série de textes sur la peinture.

Exemplaires du service de presse, tous enrichis d'un envoi (ou plus) à Hubert Juin.

Tome I : « exemplaire farci d'une feuille d'étude à l'intention de monsieur Hubert Juin – Michel Butor – Paris, le 27 novembre 1964 ». – enrichi, donc, d'une feuille dactylographiée.

Tome II : « pour Hubert Juin – Michel B. – Paris, le 27 mars 1969 ». Enrichi d'une gouache contrecollée sous l'envoi et du tapuscrit en noir et rouge de la page 161.

Tome III : envoi sous forme de tampons de différents types – « pour Hubert Juin amitiés – souvenirs – bonne chance – salut – à bientôt – Michel M – Paris 25 avril 1973 ».

Tome IV : « pour Hubert Juin – Michel B – Paris, le 16 février 1976 ». Envoi entourant une carte de visite « Hommage du traducteur ».

Provenance : de la bibliothèque d'Hubert Juin.

450 €

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Butor

24
Michel Butor
Matières de rêves

Paris, Gallimard, 1975-1981.
4 volumes in-12. Brochés, couvertures imprimées d'éditeur.

« Matière de rêves », « Second sous-sol », « Troisième dessous » et « Quadruple fond ».

Édition originale des quatre premiers volumes de cette série de textes sur les rêves de l'auteur, autour de la peinture ou de la littérature (un cinquième volume paraît en 1985).

Exemplaires du service de presse, tous enrichis d'un envoi (ou plus) à Hubert Juin.

Tome I : « à Hubert Juin – Puisque les rêves vous amusent… » – Michel B – Paris, le 19 mars 1975". – enrichi d'une forme découpée dans une feuille transparente rouge collée par-dessus la signature de l'auteur.

Tome II : « cet exemplaire de Second sous-sol a été offert à Hubert Juin lors du (?) donné par Michel B à l'occasion de son semi-centenaire –Paris-Nice, le 14-29 septembre 1976 ».

Tome III : envoi à cheval sur la page de faux-titre et la page de titre, l'auteur ayant replié la première de moitié – « pour Hubert quelques pages avant de le voir s'endormir – Michel B – Paris, le 31 avril 1977 ».

Tome IV : « pour Hubert Juin – Michel B – Paris, le 23 mars 1981 ». Envoi entourant un pliage d'oiseau en papier contrecollé.

Provenance : de la bibliothèque d'Hubert Juin.

250 €

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Castagnary

25
Jules-Antoine Castagnary
Lettre autographe signée

Paris, le 27 avril 1867.
Deux pages et demie in-12.

Lettre autographe signée du rédacteur en chef du Nain Jaune au Ministre de l'intérieur.

Rédacteur en chef du journal Le Nain Jaune de 1865 à 1867, Castagnary est en proie à la censure et plusieurs fois interdits pour « mauvais esprit » ou « articles injurieux ». En février 1866, il séjourne d'ailleurs quinze jours en prison. En novembre 1867, il cède le journal à deux de ses collaborateurs.

« […] le ministère accordait à bureaux ouverts des autorisations de fonder des journaux politiques […] j'ai pensé que vous ne verriez aucun inconvénient à laisser profiter Le Nain jaune d'un privilège qui n'en était plus un. […] Quand le Figaro annonça tout à coup qu'il venait d'obtenir l'autorisation […] le Nain jaune, maintenu en dehors de la loi commune serait une exception que votre justice ne peut sanctionner […]. »

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Aliénés

26
René Char
Aliénés

Ribaute-les-Tavernes, PAB, 1968.
Un volume in-16 carré.

Édition originale. Tirage à 50 exemplaires sur vélin, illustré de 2 gravures à sec de Brigitte Simon.

350 €

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27
F.E.-A. Charpentier
Fables

Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1860.
In-8 ; 1 f.n.ch., V, 1 f.n.ch., 237 pp, 1 f.n.ch. Broché, couverture beige imprimée d'éditeur, quelques très rares piqûres.

Edition originale de ces fables suivies des Fables inédites de M. E. C….S [Colas].
[Manque à Oberlé]

200 €

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28
Auguste de Chatillon
A la Grand'Pinte - Poésies, avec une préface de Théophile Gautier

Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1860.
In-12 ; 2 f.n.ch., 213 pp., 1 f.n.ch. Broché, couverture jaune imprimée, rousseurs en marges.

Édition en grande partie originale. Ouvrage tiré à 500 exemplaires, plus 6 sur vergé.

Auguste de Chatillon (1808-1881), peintre, sculpteur et poète, membre avec Gautier, Nanteuil, Nerval, Esquiros et Houssaye de la Bohème du Doyenné. Il publie son premier recueil de poèmes, Chant et poésie, en 1855. A la Grand'Pinte, seconde édition de ce recueil, compte 43 nouveaux poèmes.

150 €

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Claretie

29
Jules Claretie
Carte autographe

Sans date.
Une carte in-16.

Carte de visite à l'adresse de l'auteur, 10 rue de Douai, avec remerciements autographes.

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Clézio

30
J.M.G. Le Clézio
Hasard

Paris, Gallimard, 1999.
Broché, couverture blanche imprimée d’éditeur, non coupé.
In-8.

Édition originale, un des 90 exemplaires de tête sur vélin pur chiffon de Lana.

Provenance : de la bibliothèque de Pierre-Jean Rémy, avec ex-libris.

400 €

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Cocteau

31
Jean Cocteau
La Difficulté d'être

Paris, Paul Morihien, 1947.
In-12; 273 pp., 2 ff.n.ch. Broché, couverture ivoire rempliée d'éditeur.

Edition originale, exemplaire numéroté sur Marais.

150 €

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Cocteau

32
Jean Cocteau
Le Prince frivole

Paris, Mercure de France, 1910.
In-12 ; 170 pp., 1;f.n.ch. Demi-chagrin maroquiné grenat à coins, tête dorée, dos à nerfs, non rogné, couverture et dos conservés, dos passé.

Edition originale du second ouvrage de l'auteur, enrichi d'un envoi autographe signé au poète et critique littéraire Edmond Pilon.

« A Monsieur Edmond Pilon, que j'admire. »

Sedond ouvrage de l'auteur après La Lampe d'Aladin (1909), Cocteau publie Le Prince frivole à compte d'auteur. En 1918 il le renie et fait pilonner les exemplaires.

300 €

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Colet

33
Louise Colet
Lettre autographe signée à Théodore de Banville

S.l., jeudi soir [1861].
Deux pages in-8.

Lettre autographe signée de Louise Colet – femme de lettre, maîtresse de Victor Cousin, Gustave Flaubert, Alfred de Vigny ou bien encore Alfred de Musset – à son ami le poète Théodore de Banville.

Louise Colet regrette que son ami n’ait pu participer à sa soirée - Vous avez manqué à ma première soirée de Dimanche (il y a quinze jours) et je l’ai regretté Monsieur, car vous auriez trouvé chez moi quelques personnes intéressantes. Si vous voulez me dédommager et vous n’ayez rien de mieux à faire je serai charmée de vous voir soit après demain, soit tout autre dimanche qui vous conviendra […]

En février 1861 Catulle Mendès et Théodore de Banville fondent la Revue Fantaisiste, dont l’existence sera des plus courtes puisque le dernier numéro paraît en novembre de la même année. La Parnassienne Louise Colet y publie ses poèmes aux côtés de Baudelaire, Barbey d’Aurevilly, Sainte-Beuve, Champfleury ou bien encore Théophile Gautier.

A la suite de sa signature, Louise Colet ajoute ne pas avoir eu le temps de lui renvoyer l’épreuve de son dernier poème, ayant la tête perdue pour les corrections des épreuves de mon livre. Mais les lui enverra dès le lundi suivant si elle n’avait pas le plaisir de vous voir dimanche.

200 €

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34
Georges Courteline
Les Linottes

Paris, Flammarion, [1912].
In-12 ; 2 ff.n.ch., 302 pp. Demi-maroquin orange à coins, dos à nerfs, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés.

Edition originale, tirage limité à 70 exemplaires numérotés, un des 50 sur Japon, seul papier avec 20 Chine.
Couverture illustrée en couleurs, frontispice et in texte en noir par Charles Roussel.
Parfait exemplaire sur Japon, en demi-maroquin.

400 €

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Daudet

35
Alphonse Daudet
Billet autographe signé

Sans date.
Une page in-16.

Billet autographe signé.

« Voulez-vous revenir me voir un matin de 10 à 11. Je causerai librement avec vous et ferai de mon mieux pour vous servir. »

100 €

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Daudet

36
Alphonse Daudet
Billet autographe signé

Sans date.
Une page in-16.

Billet autographe signé.

« Mon cher confrère, Il faut m'excuser et venir me voir lundi ou mardi vers 1 heure. Je vous dirai pourquoi je ne vous ai pas écrit plus tôt. »

100 €

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Desbordes

37
Marceline Desbordes-Valmore
Poésies inédites

Genève, Imprimerie de Jules Frick, 1860.
In-8, demi-maroquin bleu nuit à coins, dos lisse orné, non rogné, tête dorée, couvertures conservées (Reliure de E. Maylander).

Edition originale, non rognée.

Très bel exemplaire de ce recueil de pièces parues l’année suivant la mort de l’auteur.

« Un des meilleurs recueils » de l’auteur (Clouzot, p.85).

350 €

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Descaves

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38
Lucien Descaves
Manuscrit autographe signé

[1903].
Demi-chagrin brun à coins. 7 pages montées sur onglets.

Manuscrit autographe signé de Lucien Descaves Les Frères sans nom.

Les Frères sans nom est le plaidoyer que Lucien Descaves fait paraître dans Le Journal en 1903 pour prendre la défense des ses amis les frères Rosny dans une affaire qui défraya le monde littéraire de l'époque.

« Les frères J.-H. Rosny se nomment en réalité Boex. Un procès retentissant révéla ce nom au public. Un orientaliste, M. Léon Prunol de Rosny, reprocha aux romanciers d'avoir pris son nom pour pseudonyme. Il prétendit que des confusions regrettables se produisaient et que sa célébrité s'en trouvait amoindrie, voire retardée. N'était-ce pas affirmer que l'œuvre des frères Boex était d'une si mince importance qu'aux yeux des gens qui eussent pu l'attribuer à M. Léon Prunol de Rosny, ce dernier se sentait diminué ? On se souvient de l'indignation qu'une telle plainte souleva dans le monde des lettres : Lucien Descaves écrivit un article ému et violent où il rappelait la carrière brillante des auteurs de Vamireh. MM. MariusAry Leblond publièrent dans la Grande France une enquête sur les Rosny […] Le tribunal donna raison aux frères Rosny. […] Ainsi s'acheva cet incompréhensible procès, pour le plus grand bien des lettres françaises." » (in J.-H. Rosny. Biographie critique. G. Casella, Paris, Sansot, 1907)

450 €

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Desnos

39
Robert Desnos
De tous les spectacles

Alès, PAB, 1960.
Un volume in-16.

Édition originale. Tirage à 13 exemplaires.

400 €

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Doré

40
Gustave Doré
Lettre autographe signée

9 juillet 1866.
Une page in-8 sur double feuillet.

Lettre autographe signée à son cousin concernant le prix d’un tableau.

Veuillez m'excuser mon cher cousin du retard impardonnable que j'ai mis à vous répondre et dire à la personne qui vous a demandé le prix du tableau représentant des dames espagnoles que j'en désire 15.000 francs. Je m'étais absenté de Paris pendant quelques jours et à mon retour je me suis trouvé en pourparlers au sujet de ce même tableau, ce qui m’obligeait à différer ma réponse.

Ce tableau des Dames espagnoles est mentionné par la princesse Julie Bonaparte dans une lettre du 1er juin 1864 : « La duchesse Colonna m’a menée voir les ateliers de peinture et de dessin de Gustave Doré qui est encore tout jeune et qui a déjà publié une infinité de choses, il a montré aux personnes qui m’accompagnaient et à moi un fort agréable tableau représentant des dames espagnoles qui se font dire la bonne aventure […].

450 €

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Dubuffet

41
[Dubuffet]
L'art brut préféré aux arts culturels

Paris, Compagnie de l'Art Brut, 1949.
In-8 carré ; 26 ff.n.ch. Broché, couverture beige illustrée d'éditeur.

Catalogue de l'exposition « L'art brut préféré aux arts culturels » à la Galerie René Drouin en octobre 1949.
Titre calligraphié par Dubuffet, impression sur papier rose, crème et vert.

Introduction de Dubuffet, et présentation de 200 œuvres collectées par ce dernier : Aloyse, Arn, Chaissac, Crepin, Maisonneuve, Wolfli, etc…

« La présente exposition est la première que nous organisons hors de notre foyer […] nombre des objets que contient notre exposition sont l'ouvrage de clients d'hôpitaux psychiatriques. »

200 €

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Dumas fils

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42
Alexandres Dumas fils
Lettre autographe signée

[Vers 1860-1880].
Une page in-12, enveloppe à l'adresse de G. Guizot.

Lettre autographe signée d'Alexandre Dumas fils à Guillaume Guizot, fils de l'historien François Guizot.

« Très heureux, mon cher monsieur Guizot de pouvoir vous offrir ce souvenir de votre illustre père. »

200 €

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Duras

43
Marguerite Duras
Le Camion

Paris, Éditions de Minuit, 1977.
Broché, couverture blanche imprimée d’éditeur, en partie non coupé.
Petite mouillure marginale sans gravité sur quelques feuillets, petit manque au coin inférieur de la couverture.
In-12 ; 136 pp., 2 ff.n.ch.

Édition originale, un des 106 exemplaires de tête sur alfa Mousse.

350 €

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Eluard

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44
Paul Éluard
Sens de tous les instants

Alès, P.A.B., [1960].
Broché, couverture blanche rempliée d’éditeur.
In-12 oblong.

Édition originale, tirage à 39 exemplaires numérotés plus quelques hors commerce, dont celui-ci sur Arches, signé par Nejad.

Illustré de 6 très belles pointes-sèches de Babak Roshani Nejad.

550 €

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Flandrin

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45
Hippolyte Flandrin
Lettre autographe signée

Paris, 16 août 1859.
Une page et demie in-8.

Lettre autographe signée du peintre Hippolyte Flandrin à un confrère dans laquelle il évoque la peinture à la cire.

La peinture à la cire est une technique ancienne qui disparaît vers le 9e siècle et ne réapparaît qu'au 19e siècle avec les recherches, notamment, de Henry Cros.
« La plupart de nos peintures murales s'exécutent aujourd'hui à la cire. Hippolyte Flandrin, dans ses belles décorations de Saint-Germain des Prés, a fait usage de ce procédé, pour avoir la faculté de reprendre et de retoucher indéfiniment son œuvre. » (in Gazette des Beaux-Arts de juillet 1866)

« Votre lettre m'a trouvé bien malade, et longtemps je suis resté souffrant […] Je donnerai à M. Armitage tous les renseignements que peuvent me fournir mille tâtonnements et une longue pratique de la peinture à la cire. Mais je suis sûr qu'en cherchant un peu on trouverait mieux, surtout pour la santé qu'un long usage de l'essence altère profondément. J'en fais comme d'autres la bien triste expérience. »

350 €

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France

46
Anatole France
Lettre autographe signée

[1892].
Une page in-8.

Lettre autographe signée à un notaire.
« Je vous serai obligé de communiquer […] les pièces concernant l'acquisition faite par moi de la maison n°5 rue Chalgrin. »

En raison de la liaison de l'écrivain avec Mme Arman de Cavaillet qui lui inspire notamment Taïs, Anatole France se sépare d'avec son épouse en juin 1892, et quitte le domicile conjugal de la rue Chalgrin. Le divorce est prononcé en août 1893.

120 €

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France

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47
Anatole France
La Rôtisserie de la Reine Pédauque

Paris, Michel Lévy, 1893.
Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, couvertures conservées, quelques très légères piqûres sur la couverture (Reliure signée Yseux). In-12 ; 2 ff.n.ch., 388 pp.

Édition originale.

Parfait exemplaire en demi-maroquin d'Yseux, enrichi d'un portrait gravé de l'auteur et d'une lettre autographe signée (une page in-8 sur papier à en-tête de la Librairie Charavay) au poète et ami de Stéphane Mallarmé, Henri Cazalis pour le remercier de sa notice biographique sur Judith Gautier.

Provenance : de la bibliothèque d'Hubert Person avec ex-libris gravé.

600 €

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Genet

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49
Jean Genet
Chants secrets

Lyon, L'Arbalète, 1945.
In-4; 107 pp., 2 ff.n.ch. Broché, couverture illustrée rempliée.

Edition en partie originale de ce recueil de 13 poèmes. Tirage limité à 400 exemplaires numérotés réservés aux souscripteurs, un des exemplaires sur pur fil, après seulement 2 Japon.

Couverture illustrée d'une très belle lithographie d'Emile Picq.

500 €

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50
Jean Genet
Notre-Dame des Fleurs

Monte-Carlo [Paris], Aux dépens d’un amateur [Robert Denoël et Paul Morien], [décembre 1943].
Broché, couverture blanche rempliée d’éditeur, petites brunissures d'usage à la couverture.
In-4 ; 265 pp.

Édition originale non mise dans le commerce, dont le tirage, réservé aux souscripteurs, est limité à 350 exemplaires.

Écrit en 1942, en partie à la prison de la Santé, Notre-dame des Fleurs est le premier des trois romans autobiographiques de Genet (avant Miracle de la Rose et Pompes funèbres).
Après la lecture du manuscrit, Cocteau écrit dans son Journal : « le Condamné à mort s’apparentait encore à d’autres poèmes. Ici, c’est la solitude et l’étincellement d’un astre noir. »

Cocteau fait lire le manuscrit à Paulhan, Colette, Eluard, Desnos. Paul Valéry conseille de le brûler, Jouhandeau quant à lui s’enthousiasme.
Paul Morihien, secrétaire de Jean Cocteau s’improvise éditeur et signe un contrat avec Genet pour publier Le Condamné à mort et trois romans dont Notre-dame des fleurs.

« Le livre est là, dans l’appartement, terrible, obscène, impubliable, inévitable. On ne sait par où le prendre. Il est, il sera. Obligera-t-il le monde à devenir tel qu’il puisse paraître ? Pour moi c’est le grand événement de l’époque. Il me révolte, me répugne et m’émerveille […] Mais que faire ? Attendre. Attendre quoi ? qu’il n’existe plus de prisons, de lois, de juges, de pudeur ? [...] J’ai relu Notre-Dame des fleurs ligne par ligne. Tout y est odieux et prestigieux. Genet dérange. » (Cocteau, Journal)

900 €

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51
Remy de Gourmont
Manuscrit autographe signé

[1891].
Grand in-8 ; 3 ff. contrecollés. Cartonnage à la Bradel, pièce de titre en long de maroquin bordeaux.

Manuscrit autographe signé R.G. de Notice sur le buste de Gustave Flaubert par Clésinger (paru dans le Mercure de France en mai 1891, p. 259).

Le marbre réalisé par Chapu est inauguré à Rouen en 1890 et, depuis 1921 (centenaire de Flaubert) le buste de Clésinger se trouve au Jardin du Luxembourg. A l'occasion de son inauguration, le Mercure de France du 15 novembre 1921 republie la notice de Gourmont avec pour introduction : « Cette page offre un réel intérêt documentaire et nous croyons devoir la reproduire ci-dessous in-extenso. »

Manuscrit de 3 feuillets à l'encre bleue, sur deux types de papiers avec un ajout collé sur un précédent feuillet, comprenant, de la main de l'auteur avec la même encre, 15 mots supprimés et 3 mots ajoutés.
Quelques annotations marginales, d'une autre main, concernent les indications pour l'imprimeur.

Une variante est à noter entre le manuscrit et le texte de la Revue : dans la liste des membres du Comité Flaubert le nom de Goncourt, visiblement oublié par Gourmont, a été ajouté aux côtés de ceux de Tourguéneff, d'Osmoy et de Maupassant.

650 €

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Guignol

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52
[Théâtre de Guignol] - Robert Desarthis
Deux Lettres autographes signées

Sans date.
Broché, couverture blanche rempliée d’éditeur.
Deux fois deux pages in-4 sur papier à en-tête illustré du Théâtre du Luxembourg et du Théâtre Guignolia.

Deux lettres autographes signées de Robert Desarthis à Léon Deffoux, journaliste, historiographe des Goncourt et ami de nombre de poètes, sur papier à en-tête illustré du Théâtre du Luxembourg et du Théâtre Guignolia.

Fils d'un fabricant de jouets, Robert Desarthis est le créateur, en 1933, du premier théâtre de marionnettes de France, celui du Théâtre du Luxembourg, seule salle uniquement consacrée aux marionnettes – en 1930, obtenant la concession du Parc Montouris, il crée le Théâtre Guignolia, premier du genre construit en « dur » bien que le public soit en plein air.

« Les prospectus offrent en première page Polichinelle et le Chat, dessinés par Nadar. J'ai une vue des coulisses du théâtre Guignol à Lyon, où Nadar figure avec Randon. Sa Symphonie des punaises a été jointe au Théâtre érotique des marionnettes. Il semble que Nadar était très entiché de marionnette […].
Le prospectus de 1868 est plein d'entrain. Il y a un passage sur Polichinelle plein de mouvement. Je me demande s'il est de Duranty, car dans les dernières éditions ils sont signés Coindre […]. Et qui nous dira par quel enchainement Duranty fut amené à s'intéresser aux marionnettes ?
»

« Tout mon intérêt, vous le comprendrez, est pour Duranty. Je n'arrive pas à comprendre comment Emile Lacoste a pu représenter et faire inscrire son enfant sous le nom de Duranty […] Duranty a publié ses pièces parce qu'il avait un théâtre. Mais alors pourquoi et comment le goût lui est-il venu de monter les marionnettes ? […] Je sais que Duranty a dû abandonner son répertoire. Avait-il des opérateurs ? C'est probable. Je vous ai dit que tout le matériel avait été saisi et dispersé à la suite d'une vente judiciaire. Combien déjà se sont fait d'illusions sur l'art de monter les marionnettes et sur ses résultats. »

380 €

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Guilmant

53
Alexandre Guilmant
Deux Lettres autographes signées

Meudon, 11 et 19 mai 1894.
Quatre pages in-12.

Lettres autographes signées du compositeur et organiste Alexandre Guilmant (Boulogne-sur-Mer, 1837 – Meudon, 1911) à Boyer d'Agen.

Le 7 aout 1878, à l'occasion de l'exposition universelle de Paris, Alexandre Guilmant inaugure l'orgue réalisé par Aristide Cavaillé-Coll pour la salle de concerts édifiée par Davioud au Trocadéro. Il en reste le titulaire non officiel jusqu'à sa mort.
En 1894 il fonde avec Charles Bordes et Vincent d'Indy la Schola Cantorum (École supérieur de musique, de danse et d'art dramatique). Et en 1896, il succède à Charles-Marie Widor à la classe d'orgue du Conservatoire de Paris.

« J'accepte avec grand plaisir de tenir l'orgue à la conférence du 22 mai et aussi de tâcher d'avoir et les chanteurs de St Gervais […] Merci de m'avoir envoyé votre Introduction aux mélodies Grégoriennes.[…] Alex. Guilmant – à la Création ! »

« Je verrai lundi l'abbé Poiret. Quant à la liste des membres des concerts du Trocadéro, je regrette beaucoup de ne pouvoir pour certaines raisons, la communiquer à personne mais si vous voulez m'envoyer quelques invitations, je les ferai parvenir. […] Alex. Guilmant – Très-à-la-hâte ! »

250 €

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Guitry

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54
Sacha Guitry
Photographie originale

Waléry, Paris [vers 1900].
Cliché de format cabinet (9,8x14cm).

Photographie originale sur papier albuminé, contrecollée sur carton.

Fils du comédien Lucien Guitry et de Renée Delmas, Sacha Guitry (1886-1957) nait en Russie où son père est en représentation pour quelques années. Lasse de ses trop nombreuses liaisons, notamment avec Sarah Bernhardt, Renée Delmas obtient le divorce et se voit confier la garde de Sacha, alors âgé de 3 ans.
Comme il l'évoque dans son Discours de cent lignes, Guitry est un très mauvais élève, expulsé de onze établissements scolaires avant d'arrêter finalement sa scolarité à 18 ans, après avoir redoublé 10 fois sa 6e, afin de se consacrer enfin à sa seule vraie passion, le théâtre.

Très belle et rarissime photographie de jeunesse de Guitry, alors âgé d'une quinzaine d'années.

450 €

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Guizot

55
François Guizot
Lettre autographe signée

Paris, 10 mars 1862.
Deux pages un quart in-12.

Lettre autographe signée de l'historien et homme politique François Pierre Guillaume Guizot.

« Je vous prie, Monsieur, de faire un paquet, bien emballé, de mes ouvrages suivants, éditions in 8 : [liste de 10 ouvrages en 19 volumes]. Vous voudrez bien expédier sans retard ce paquet par le chemin de fer de Paris à la Méditerranée (Petite vitesse) à cette adresse : à M. Nicot, recteur honoraire, secrétaire perpétuel de l'Académie du Gard. »

150 €

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Haquette

56
Georges Jean-Marie Haquette
Lettre autographe signée

Pollet, 2 octobre 1892.
Une page in-12.

Lettre autographe signée du peintre Haquette à l'acquéreur d'un de ses tableaux.

« je vous adresse la tête de vieux matelot dont vous avez fait l'acquisition. Je regrette que mes travaux me privent d'aller la porter moi-même. »

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Houssaye

57
Arsène Houssaye
Quatre lettre autographes signées

1869-1874.
Sept pages in-12.

Ensemble de lettres du rédacteur en chef de L'Artiste au ministère de l'intérieure, relatives aux souscriptions et au non paiement de celles-ci par le ministère.

150 €

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Houssaye

58
Arsène Houssaye
Lettre autographe signée

Sans date.
Une page in-12.

Lettre autographe signée de félicitations à un confrère.

« Dès votre première chronique j'ai reconnu en vous un vrai camarade du régiment des Lettres… »

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Houville

59
[Marie de Hérédia] Gérard d'Houville
Lettre autographe signée

Vers 1938.
Une page in-12.

Lettre autographe signée au directeur du supplément littéraire du Figaro relative à un article sur Joseph Napoléon Primoli.

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Houville

60
[Marie de Hérédia] Gérard d'Houville
Lettre autographe signée

26 Novembre 1938.
Une page in-12.

Lettre autographe signée au directeur du supplément littéraire du Figaro relative à la parution d'un de ses articles.

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Huat

61
Louis Adrien Huat
Lettre autographe signée

[1860].
Une page in-8 avec double timbre impérial.

Lettre autographe signée de l'écrivain et rédacteur en chef du Charivari au ministre de l'intérieur, lui demandant une « autorisation définitive comme gérant et responsable du Charivari, journal dont je suis un des principaux propriétaires, et dont, depuis douze ans, je suis rédacteur en chef. »

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Hugo

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61bis
Victor Hugo
[Les Châtiments] : Joyeuse vie

S.l. [Jersey], décembre 1852.
Plaquette (75x115 mm) de 16 pp.

[Joyeuse vie - Chanson - Applaudissements - Ultima Verba]

Edition originale de cet extrait des Châtiments qui paraissent quelques semaines plus tard.
En février 1851 le frère du révolutionnaire Blanqui invite Hugo à visiter les quartiers populaires de Lille. La prise de conscience face à la pauvreté et l’indescriptible injustice sociale est terrible. A son retour Hugo compose ce projet de discours, qu’il ne prononcera jamais.

Précieux exemplaire enrichi d’un très bel et étonnant envoi autographe signé à Adolphe Desbarolles, peintre, mais également écrivain, ami proche du célèbre occultiste Eliphas Lévi qui « l'introduit » au Martinisme, et célèbre auteur d'importants ouvrages sur la Chiromancie.

Ceci aussi est mon portrait, je l'envoie avec mon serrement de main le plus cordial à mon ingénieux et savant confrère M. Desbarolles.
Victor Hugo - H.[auteville] H.[ouse] juillet 1869.

1.300 €

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Huysmans

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62
Joris-Karl Huysmans
Carte autographe signée

[Vers 1890].
Une page in-16.

Carte autographe signée de Huysmans à un de ses confrères.
Carte de visite à l'adresse du 11 rue de Sèvres.
Simple et belle évocation du sacré et de la musique, passion et moteur de l'auteur que l'on retrouve dès À Rebours : « [Des Esseintes] avait éprouvé d'ineffables allégresses à écouter le plain-chant que l'organiste avait maintenu en dépit des idées nouvelles […] c'était le verbe de l'antique Église, l'âme du moyen âge ; c'était la prière éternelle chantée, modulée suivant les élans de l'âme, l'hymne permanente élancée depuis des siècles vers le Très-Haut. »

« Merci, et vraiment mon cher confrère, pour votre bonne attention – et bien votre en un commun amour de plain-chant. »

450 €

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Jacob

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63
Max Jacob
Au-dessus du voyage l'hiver

[Poitiers, Imprimerie Victor-Hugo], s.d.
In-8; 7 pp. Plaquette agrafée, couverture beige imprimée.

Edition originale de ce poème, tiré à part à très petit nombre.

150 €

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Jammes

64
Francis Jammes
Lettre autographe signée

Orthez, 31 mars 1919.
Une page un quart in-12.

Lettre autographe signée de l'écrivain Francis Jammes concernant probablement la publication d'une de ses œuvres.

« Voulez-vous avoir l'obligeance à titre de simple renseignement de me faire savoir sur quelle base, d'après vous, cette affaire pourrait être établie ? »

140 €

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Janin

65
Jules Janin
Lettre autographe signée

10 mai 1858.
Une page in-12.

Grave lettre de Jules Janin concernant le beau parquet qu'il vient de faire poser avec tant de zèle.
« Un massacre, un teinturier […] a gâté mon parquet ! […] je vous en prie, envoyez votre artiste en parquet, demain chez nous, de bonne heure, que je sois rassuré. »

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Juin

66
Hubert Juin
Manuscrit autographe

[Vers 1950-1960].
Trois pages un quart in-8.

Manuscrit autographe du critique littéraire, poète et écrivain Hubert Juin avec quelques corrections autographes.

Vignette Romantique, à la mémoire de Philarète Chasles
« […] Et vous, livres roux comme l'automne revenu / et qui avez odeur du seigle sous la pluie, senteur / d'encens, offrez, offrez vos atroces délices / aux filles à la peau fine. »

150 €

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Justice

67
Octave Justice
Manuscrit autographe signé - Conférence sur le Canal des deux mers à Rouen

[Vers 1903].
29 pp. in-4.

Manuscrit autographe signé de 29 pages du discours d'Octave Justice concernant le Canal des deux mers – projet toujours remis sur la table de joindre la Méditerranée à l'Atlantique.

Conférence publiée dans le Bulletin de la Société Normande de géographie en 1903 puis chez L. Gy, à Rouen en 1904.

175 €

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Kober

68
Jacques Kober
Le Vent des épines

Paris, Maeght Éditeur, «Pierre à Feu», 1947.
Broché, couverture beige d’éditeur rempliée.
Grand in-4 ; 22 pp., 2 ff.n.ch.

Édition originale, illustrée de 3 compositions dont 2 à pleine page par Braque et Matisse, et une à mi-page par Bonnard.

Membre du groupe surréaliste, l’écrivain Jacques Kober organise le Surréalisme en 1947 et est également l’ami intime et le bras droit de Maeght avec qui il lance la collection Pierre à Feu et Derrière le Miroir. En 1947, il publie le très beau recueil Le Vent des Épines , second ouvrage publié par Maeght.

Tirage limité à 300 exemplaires sur Vélin d’Auvergne, un des trente exemplaires hors commerce.

Précieux exemplaire de l’écrivain, poète et membre du collège de pataphysique Georges Limbour avec envoi autographe signé de Kober.

300 €

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Léautaud

69
Paul Léautaud
Bestiaire

Paris, Grasset, Les Cahiers verts 55, 1959.
Broché, in-12 ; 252 pp., 1 f.n.ch., non coupé.

Edition originale, exemplaire sur alfa Mousse.

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Leloir

70
Maurice Leloir
Carte autographe signée

[Vers 1890-1900].
Une page in-16.

Amusante carte autographe du peintre et illustrateur Maurice Leloir à une demoiselle.

« Hélas je ne connais pas d'artiste pouvant donner des cours de dessin à la plume ou du moins, ceux que je connais et qui en sont bien capables ne voudront jamais donner de cours. »

100 €

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Le Moine

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71
M.G. Lewis
Le Moine

Paris, Maradan, an V (1797).
Demi-veau fauve, dos ornés de fers et filets dorés, pièce de titre noire, tranches mouchetées jaunes, coiffes supérieures habilement restaurées, quelques infimes rousseurs éparses (Reliure de l’époque).
Trois tomes en deux volumes in-12.

Véritable édition originale française du chef-d’œuvre de Lewis alors âgé de seulement 22 ans et écrit en 10 semaines. Traduction de Deschamps, Desprez, Benoit et Lamare.

Exemplaire enrichi des quatre superbes frontispices de la seconde édition, parue la même année chez le même éditeur et qui a longtemps été prise pour l’originale.

Ces quatre épreuves présentent la rare particularité de porter les mentions de pagination de l’édition originale et de la seconde édition, alors que la plupart des exemplaires enrichis de cette suite possèdent uniquement la pagination de la seconde édition. Cet état des gravures laisse supposer que la suite gravée pour illustrer la seconde édition pouvait également être vendue à part pour enrichir la première.
Nous n’avons pas trouvé d’autre exemplaire présentant cette particularité de gravures à double pagination.

Exemplaire relié à l’époque en deux volumes, le tome II se trouvant ainsi réparti dans les deux volumes. Transcription manuscrite de quelques lignes du second tome à la fin du premier volume et suppression, comme il se faisait parfois dans pareil cas, du faux-titre et du titre du troisième volume.

Rare édition originale du chef-d’œuvre du roman noir enrichie des quatre frontispices avec double pagination.

2.300 €

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Lindbergh

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71 bis
Avis de recherche du kidnappeur de Charles A. Lindbergh Jr.

New Jersey, 1932.
Placard imprimé, 68 x 42,5 cm, sous verre, petite déchirure en tête.

$25,000 Reward !
For information resulting in the apprehension and conviction of the kidnappers of Charles A. Lindbergh Jr.


Le 1er mars 1932, le fils du célèbre aviateur Charles Lindbergh (qui à bord de son avion le Spirit of St Louis est le premier homme à rallier, en 1927, sans escale et en solitaire, New-York à Paris), Charles A. Lindbergh jr, alors âgé de 20 mois, est enlevé.
Dans une note découverte sur le lieu de l’enlèvement, le (ou les ravisseurs) exige une rançon de 50,000 $.
« Dear Sir!
Have 50.000$ redy 25.000$ in
20$ bills 15.000$ in 10$ bills and
10.000$ in 5$ bills After 2–4 days
we will inform you were to deliver
the mony.

We warn you for making
anyding public or for notify the Police
The child is in gut care.
Indication for all letters are
Singnature
and three hohls. »


Le lendemain du Kidnapping Hoover autorise exceptionnellement le Bureau d’investigation à enquêter sur l’enlèvement. Un haut fonctionnaire du New Jersey offre même une récompense de 25,000 $ supplémentaires si l’enfant est rendu sain et sauf – faisant ainsi passer, en ces premières années de Grande Dépression, la rançon totale à la somme incroyable de 75,000 $.

Le 16 mars les Lindbergh reçoivent un paquet contenant le pyjama de leur fils, preuve présumée que l’enfant est bien vivant. La rançon est payée, elle s’élève à 50,000 $, les Lindbergh n’ayant pas réussi à réunir plus.

Le 12 le corps de l’enfant est retrouvé non loin du domicile des Lindbergh.
L’autopsie révèlera que l’enfant est mort d’une puissante fracture au crâne, le jour même de son enlèvement…

The following is a list of the currency paid as a ransom. The list is arranged according to the Last Four Digits of the serial number.

Une affiche est alors imprimée, répertoriant la liste complète des 4.750 billets de 5, 10 et 15 $ versés au ravisseur de Charles A. Lindbergh jr. Tirée à 250.000 exemplaires, elle est distribuée dans tous les commerces de New York City et de la région. Quelques billets refont surface, un peu partout dans le pays, mais personne n’est identifié.

If Any of this Currency is Detected, Report Should Immediately be Made to Your Local Police Department and to Colonel H. N. Schwarzkopf, Superintendent, New Jersey State Police, Trenton, New Jersey.

Pendant plus de deux ans, un détective de la police de New York et un agent du Bureau d’Investigation, tracent tous les billets dépensés à New York, un à un, et aboutissent à une carte possible du secteur du ravisseur. Ces différents éléments, ainsi qu’une plaque d’immatriculation relevée, permettent de remonter jusqu’à un immigré allemand, un certain Bruno Richard Hauptmann. Une partie des billets est retrouvée à son domicile. Il est arrêté, jugé, condamné et exécuté sur la chaise électrique le 3 avril 1936. Jusqu’à la dernière minute, Hauptmann ne cessa de clamer son innocence.

Rare avis de recherche donnant la liste des 4.750 billets de la rançon versée au ravisseur de Charles A. Lindbergh Jr.

C’est à la suite de cet enlèvement qu’en juin 1932 le Federal Kidnapping Act fut créé (aussi appelé Lindbergh Law), faisant de l’enlèvement d’un enfant un crime fédéral.

500 €

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72
Pierre Louÿs
Aphrodite, Moeurs antiques

Paris, Mercure de France, 1896.
Plein vélin, dos lisse orné, encadrement de grecque dorée sur les plats, couvertures conservées, papier comme toujours légèrement bruni (reliure signée Durvand).
In-12 ; 4 ff.n.ch., xiii, 344 pp., 2 ff.n.ch.

Édition originale de cet ouvrage dont le succès lance la carrière de Pierre Louÿs et entraîne un véritable engouement pour le roman à l’antique.

Exemplaire relié en vélin par Durvand, de la bibliothèque du Dr Lucien-Graux.

Provenance : de la bibliothèque du Dr Lucien-Graux, avec ex-libris.

500 €

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Lucas

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73
Gherashim Lucas - Trost
Présentation de graphies colorées, de cubomanies et d'objets

Bucarest, [Editions de l'Oubli], 1945.
In-8 ; 7 ff.n.ch. Plaquette agrafée, couverture imprimée d'éditeur.

Rare catalogue d'exposition illustré de deux reproductions en noir contrecollées (Vaporisation de Trost et Cubomanie de Luca).
Textes théoriques et description de 184 numéros exposés à Bucarest du 7 au 28 janvier 1945.

450 €

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Lutte des femmes

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74
[Lutte des femmes]
La Question des femmes

Genève, 1868.
Huit pages in-8.

La Constitution suisse de 1848 proclame l’égalité en droit de tous les êtres humains, mais n’inclut pas les femmes. Les premiers mouvements féministes suisses voient le jour vers 1860 mais il faut attendre 1894 pour voir les premiers débats publics sur la question féminine.
Le suffrage féminin est finalement voté en 1959, soit près de cent ans après les premiers mouvements. Mais treize années de plus seront nécessaires pour voir la quasi-totalité des cantons adopter le suffrage féminin (finalement étendu à l’ensemble des cantons en 1990).

Une Société ou Ligue instituée à Genève, le 1er mai 1868, pour l’Etude et la revendication des droits et des intérêts des femmes, a été définitivement constituée le dimanche 16 novembre.

Rarissime document pour les droits des femmes de 1868. Autographie de huit pages relative aux droits des femmes suite à la constitution d’une Société ou ligue pour l’Etude et la revendication des droits et des intérêts des femmes.

Aujourd’hui, les femmes sont dans une condition inférieure aux coquins et aux proscrits. Un homme n’est ordinairement privé de ses droits civils qu’après s’être rendu coupable de crime ou de délit de grave […] Les femmes sont donc considérées comme des êtres bien faibles et bien incapables puisque presque tous les gouvernements les privent ainsi de leurs droits civils et politiques.

Tract titré, La Question des femmes, dénonçant la condition des femmes et réclamant l’égalité dans le travail, le droit de vote, et la possession […] de tous les droits civils et politiques.

Exemplaire présumé de George Sand, provenant de Nohant.

La femme avilie par les législations, écartée des bureaux de l’administration, tenue éloignée des écoles supérieures, des ateliers, du commerce, n’a plus que trois ressources en perspective : 1° la misère la plus grande, la mettant à la merci de l’aumône ou du bon plaisir d’un mari despote ; 2° la prostitution, si elle est assez bien de sa personne ; 3° enfin, de mourir de faim, de froid.
[…]

La possession étendue aux femmes, de tous les droits civils et politique, seule peut modifier l’état de chose actuel ; il n’existe aucun autre moyen pratique.
[…]

Aujourd’hui, les femmes sont dans une position inférieure aux coquins et aux proscrits. […] Les femmes sont donc considérées comme des êtres bien faibles et bien incapables puisque presque tous les gouvernements les privent ainsi de leurs droits civils et politiques ?
[…]

La ligue reconnaît comme vérités incontestables :
1° Que les intérêts des hommes sont essentiellement liés à ceux des femmes. Que les hommes ne sont que ce que les femmes les font ; les femmes démoralisées démoralisent les hommes qui les fréquentent.
[…]
3° La ligue veut la liberté complète, absolue, pour tous les individus des deux sexes.
Elle hait la guerre et l’ignorance, car les seuls résultats possibles sont le massacre et la misère du peuple au profit de quelques ambitieux. […]

500 €

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Maquet

75
Auguste Maquet
Lettre autographe signée

[Paris], vendredi 17 janvier [1870 ?].
Quatre pages in-8 ; papier de deuil à son chiffre gaufré, trace de deux petits trous d’épingle.

Lettre autographe signée de l’écrivain et « collaborateur » d’Alexandre Dumas qui s’excuse de son absence, devant assister aux répétitions de sa nouvelle pièce.

Ce courrier pourrait être adressé aux membres de la Commission chargée d’inventorier et de publier les papiers de la famille impériale, fondée en 1870, dont Maquet est membre et Jules Claretie (mentionné dans la lettre) est Secrétaire.

Je vous prie de me pardonner mon absence aujourd’hui, vous pouvez me remplacer ici, facilement et avec avantage. Au Vaudeville au contraire, on a besoin de moi, je crois, pour les répétitions générales de la pièce nouvelle.
Je n’ai pas négligé nos affaires depuis quelque temps. Elles sont en bonne voie. Tout le travail relatif à l’acte social est fait et approuvé par vos Conseils. Notre ami M. Claretie vous dira les heureux résultats que nous pouvons attendre, car il m’assistait, hier encore, en qualité de Secrétaire de la Commission dans les dernières études que nous avons faites avec le notaire et l’avoué.
Ainsi donc, messieurs, si vous voulez, la semaine prochaine, prendre un jour (pas le vendredi) pour tout revoir, discuter et voter, nous pourrons mettre le mot fin au bas de notre ouvrage.

100 €

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Mandiargues

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76
André Pieyre de Mandiargues
Feu de braise

Paris, Grasset, Les Cahiers verts 51, 1959.
Broché, in-12 ; 213 pp., 1 f.n.ch.

Edition originale, un des 52 exemplaires de tête sur vergé de Montval.

250 €

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Massenet

77
Jules Massenet
Lettre autographe signée

Paris, jeudi 25 mai 1882.
Trois pages in-12.

Lettre autographe signée du compositeur Jules Émile Frédéric Massenet à une dame.
En 1884 est créé un de ses opéras les plus populaires : Manon, d'après Manon Lescaut de l'abbé Prévost.

« Je viens vous remercier de votre gracieuse invitation que j'accepte avec le plus vif plaisir – mais pas pour le 30 mai car j'ai promis à mon ami le Comte de Féraudy de venir à la campagne ce jour là pour lui – je n'habite plus Paris et je n'ai pas moins de deux heures de chemin de fer et de voiture pour rentrer chez moi – ce qui est une futile difficulté pour mes sorties du soir !.. […] je ferai en sorte de rester à Paris jusqu'au lendemain et de laisser ma femme et ma fille seules à la campagne –
J'ai dû prendre ce parti de m'éloigner afin d'avancer mon nouvel ouvrage, la vie de Paris étant incompatible avec un travail suivi.
»

150 €

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Colomba

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78
Prosper Mérimée
Colomba

Paris, Magen et Comon, 1841.
Demi-maroquin citron, dos à nerfs orné d’un chiffre répété, pièce de titre de maroquin bleu, tête dorée, non rogné (Reliure de la fin du XIXe siècle).
In-8, 2 ff.n.ch., 463 pp.

Édition originale rare d’une des œuvres maîtresses de Prosper Mérimée.

Texte suivi du très beau récit fantastique La Vénus d’Ille et de la nouvelle Les Âmes du Purgatoire, également en éditions originales.

Exemplaire relié au chiffre de Roger de Cormenin, fils de Louis, ami intime de Flaubert et l’un des fondateurs de la Revue de Paris.

Très bel exemplaire en demi-maroquin citron.

2.300 €

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Meyerbeer

79
Giacomo Meyerbeer
Lettre autographe signée

Lundi 14 mars 1830.
Une page in-8, adresse.

Lettre du compositeur allemand Giacomo Meyerbeer au journaliste et dramaturge Jean-Toussaint Merle, époux de l'actrice Marie Dorval.

« Veuillez être assez bon et aimable d'assister Jeudi 17 à un petit dîner chez moi, où vous trouverez quelques personnes de votre connaissance. Toute la petite réunion sera enchantée de vous y voir mais personne plus que moi. »

250 €

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Mistral

80
Frédéric Mistral
Les Olivades

Paris, Alphonse Lemerre, 1912.
Grand in-8. Broché, couverture beige imprimée rempliée d'éditeur, non rogné, non coupé, sous étui chemise.

Edition originale.
Texte en provençal et traduction en regard. Illustré de deux états du portrait en frontispice.

Un des 25 sur chine, premier papier, justifié et paraphé : supplément de l'éditeur. A.L.

Parfait exemplaire d'éditeur sur chine, tel que paru.

700 €

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Feu et Flamme Feu et Flamme

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83
Philothée 0’Neddy
Feu et Flamme

Paris : Dondey-Dupré, 1833.
Demi-maroquin rouge à coins, double filet sur les plats, dos à nerfs orné, pseudonyme, titre, ville d’édition et date dorés, doublures et gardes de papier marbré, tête dorée, couvertures conservées (reliure de la fin du XIXe siècle).
Petite mouillure marginale sans gravité sur quelques feuillets, petit manque au coin inférieur de la couverture.
In-8° (218 x 136 mm). XIV p., [1], 150 p., [1].

Édition originale rare et recherchée qui n’a été imprimée quà 300 exemplaires.

« Ce livre, où l’on consomme considérablement de punch et d’opium, est un des plus rares de la série romantique. » (Charles Asselineau, Bibliographie romantique).

Ouvrage illustré d’un superbe frontispice gravé à l’eau-forte de Célestin Nanteuil sur Chine appliqué.

Dernier grand livre Jeune-France et seul recueil de vers publié du vivant de Philothée O’Neddy, Feu et Flamme témoigne du rôle de premier ordre joué par l’auteur au sein du Petit Cénacle.

Composé entre 1828 et 1833, Feu et Flamme paraît à la suite des Rhapsodies de Pétrus Borel et Albertus de Théophile Gautier.

De la bibliothèque de Joseph Antoine et Pierre Dumas, qui sont à l’origine d’une des plus extraordinaires collections d’éditions originales et documents consacrés à l’époque romantique (n° 281, vente des 9 et 10 novembre 1998).

Très bel exemplaire en demi-maroquin à coins de la fin du XIXe siècle avec couvertures conservées.

4.000 €

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Karskaya

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84
Jean Paulhan
Karskaya

Alès, PAB, 1959.
Un volume in-16 carré.

Edition originale ornée de 2 pointes sèches originales en couleurs de Karskaya.
Tirage à 59 exemplaires sur Arches.

650 €

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Paulhan

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85
Jean Paulhan
Lettre autographe signée

Paris, 6 juin 1939.
Une page in-8 à en-tête de la NRF.

Lettre autographe signée de Jean Paulhan.

« Merci mais j'ai de grandes inquiétudes : nous ne parvenons pas à retrouver les numéros que vous souhaitez, et le plus simple sera sans doute que vous me disiez ce que je vous dois pour ce Péguy (que je suis enchanté d'avoir). Je viendrai un de ces jours vous apporter mes Hain-Teny. »

Enseignant à Madagascar entre 1907 et 1910, Paulhan recueille les poèmes populaires malgaches appelés Hain-Teny. En 1913, il publie le recueil de ces œuvres collectées sous le titre Hain-Tenys Merinas.

120 €

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Pellico

86
Silvio Pellico
Mes prisons

Paris, Delloye, Garnier Frères, 1844.
Grand in-8, demi-maroquin bleu nuit à coins, dos lisse orné de rinceaux dorés et de petites arabesques orangées, tranches dorées, petit accroc à la coiffe supérieure (Reliure de Ch. Septier).

Première édition de la traduction du Comte H. de Messey de ces mémoires romantiques du « martyr de la liberté », incarcéré pour conspiration contre la monarchie autrichienne de 1820 à 1822 à Milan et à Venise, avant d’être emprisonné jusqu’en 1830 dans la terrible prison de Spielberg en Moravie.

Edition illustrée de gravures sur bois et sur acier d’après Daubigny, Steinheil et Gérard Seguin – portrait de l’auteur, titre gravé et 74 vignettes dans le texte.

Très bel exemplaire entièrement monté sur onglets auquel on a ajouté sa très rare couverture contrecollée.

Précieux exemplaire enrichi d’un billet autographe signé de Pietro Maroncelli, compagnon de cellule de Pellico, ainsi que d’une lettre autographe signée de Silvio Pellico au comte de Branges, 2 pages in-8, datée du 31 décembre 1843.

« Charles Em. De Bellair votre digne neveu est un jeune homme charmant. Il a la franchise et la dignité simple et solide de son père que j’aimais tant ; il en a les traits. J’ai fait sa connaissance avec plaisir, avec émotion, avec mille idées qui m’ont transporté au temps où son père, sa mère étaient là, où vous y étiez. Nous étions jeunes, peu experts des grandes douleurs de la vie. Que de tristes événements nous attendaient ! Que d’orages nous ont éprouvés ! que d’illusions dissipées ! que de Croix tantôt accablantes, tantôt adoucies par la main charitable de Jésus qui nous à aidé à les porter ! Et cette longue histoire de plus de trente ans s’est cependant écoulée avec la rapidité d’un songe. En ai-je profité ? n’ai-je pas tout perdu ? me suis-je assez repenti de mes erreurs ? Mais je suis rempli d’espérance, car Dieu veut que nous espérions en lui. […] »

850 €

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Picabia

87
Francis Picabia
Ou bien on ne rêve pas

Alès, PAB, 1950.
Un volume in-16.

Edition originale. Tirage à 13 exemplaires.

300 €

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Piron

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88
Alexis Piron
Manuscrit autographe

[vers 1760].
Quatre pages in-4.

Très belle réunion de trois poèmes autographes par l'auteur de La Métromanie.

Trois poèmes publiés, avec quelques variantes, en 1776 dans les Oeuvres complètes – chaque poème porte en regard la mention « Porté dans le recueil ».

Ode anacréontique à Mlle de Seine qui m'avait envoyé un bouquet de fleurs peintes – pièce de 8 quatrains, datée 1735.
Épître à Mr Le comte de St F. que je n'avois vû depuis 7 ou 8 ans - pièce de 23 vers, datée 1750.
Sur la Mort de Mr le Maréchal comte de Saxe – pièce de 37 vers, datée 1750.

1.200 €

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Rachilde

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89
Rachilde
Manuscrit autographe signé

[Vers 1930].
Six pages in-8, quelques feuillets légèrement effrangés dans les marges.

Manuscrit autographe signé complet de Complainte pour un danseur endormi.

Dans les années vingt Rachilde fait la connaissance, et tombe sous le charme, comme tant d’autres, du jeune danseur roumain Joan Nicolaï Nicolesco, connu sous le nom de scène de Neil-Haroun. Le jeune éphèbe, qui apparaît sur scène fortement dénudé, fait tourner la tête de nombreuses dames d’un certain âge, et vit de leurs largesses. Rachilde n’y échappe pas et consacre à son joli danseur le livre intitulé Mon étrange plaisir. Elle meurt en 1953, à quatre-vingt-treize ans, oubliée de tous et ruinée, avec à son cou un médaillon renfermant la photographie de son jeune et beau danseur.

Poème de 11 strophes sur six feuillets présentant quelques corrections. Le poème est publié en 1937 dans le recueil Accords perdus.

Son masque de cire est devenu pâle.
Sa bouche rougie aux pourpres du vin
Fond le duvet brun qui faisait un mâle
De cet ange noir dont le sexe est vain.

Mais il est bien loin : il quitte la terre,
Le grand vent du ciel souffle en ses cheveux ;
Ses longs yeux fermés gardent leur mystère ;
On les a scellés pour qu’ils rêvent mieux.

Ne l’éveillez pas
Car il est très las.

450 €

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Recueil

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90
Recueil romantique

1831-1841.
Grand in-8. Chagrin violet, dos à nerfs ornés, roulettes sur les coupes et roulette intérieure, plats à décor estampé, monogramme V.S. frappé au centre du premier plat, légère décoloration des plats (Reliure signée Simier Relieur du Roi).

Recueil de 25 lettres autographes signées de madame V. Sadouiller, demeurant en Normandie, adressées à Madame Adèle François, quincaillère en horlogerie, rue St. Honoré à Paris, entre 1831 et 1841.

Simple recueil de lettres, mais très émouvant témoignage d’affection ou d’amour, visiblement établi par Madame François qui a fait frapper les initiales de son amie sur le premier plat et a fait enchâsser dans le contreplat un médaillon renfermant une mèche de cheveux de son amie.
Portrait au crayon de Mme Marie François inséré en début de recueil.

Très beau recueil romantique relié par Simier.

850 €

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Rivoire

91
François Rivoire
Lettre autographe signée

Paris, 21 mai 1894.
Une page in-12.

Lettre autographe signée du peintre François Rivoire.

Spécialisé dans les aquarelles, gouaches et pastels, François Rivière débute chez les soyeux où il dessine des motifs floraux pour les tissus. Installé à Paris il dirige un cours de peinture et expose dans différents salons. Ami de Claude Monet, il finit sa vie près de Giverny où il s'était retiré.

« Je vous adresse ci joint comme vous me l'avez demandé, la liste des leçons que Mademoiselle Isaacs a prise à l'atelier il y en a 21. Du vendredi 23 février au vendredi 18 mai. »

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Roll

92
Alfred Roll
Lettre autographe signée

28 juillet [vers 1890-1900].
Une page in-12.

Lettre amicale du peintre Alfred Roll à son confrère et ami Frits Thaulow.
Petit-fils du peintre Jacob Munch, beau-frère de Gauguin et ami de Rodin et de Monet, le peintre impressionniste Frits Thaulow fonde le Salon du Champ de Mars avec quelques amis parmi lesquels Alfred Roll.

« Nos félicitations et nos bons souvenirs. Dites au grand garçon toutes nos sympathies. Mon cher Thaulow je vous verrai probablement à Gand ces jours-ci, affectueuse poignée de main. »

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Rubinstein

93
Ida Rubinstein
Carte autographe signée

[1913].
Une carte petit in-12.

Carte autographe signée de la danseuse et mécène russe Ida Rubinstein, icône de la Belle Époque – sur carte de correspondance de l'hôtel Bristol, Paris.
Invitation au 82 rue Vanneau, dans ce qu'Ida Rubinstein appelait son « atelier ».

« Monsieur, Je vous attends cet après-midi 82 rue Vaneau à 5h30. Croyez à mes sentiments très distingués. »

120 €

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Sainte-Beuve

94
Charles-Augustin Sainte-Beuve
Lettre autographe Signée

17 janvier 1864.
Une page in-8.

Lettre autographe signée du critiqué littéraire et écrivain Sainte-Beuve à un général pour le remercier de l'envoi du « beau volume sorti de l'imprimerie impériale, l'Harmonie de M. Ponsard. »

150 €

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Sainte-Beuve

95
Charles-Augustin Sainte-Beuve
Lettre autographe signée sur le Christianisme

Paris, 3 janvier 1869.
Quatre pages petit in-12.

Belle et longue lettre de Saint-Beuve à M. René Biémont qui m’avait adressé pour le jour de l’an une lettre sous forme de prêcherie catholique.


Je vous remercie de tout ce que vous me dites d’affectueux, mais de grâce, laissez-moi vous le dire de mon côté, pourquoi m’adressez-vous un sermon ? Est-ce que je me permettrais de vous en adresser un à vous ? […]

Vous avez pitié de moi et de mon malheur. Je vous en remercie ; mais vous ai-je donc parlé de mon malheur, et qui vous a dit que j’étais si à plaindre ? Prenez garde que l’amour propre qui a tant de replis n’aille se glisser aussi par cette prétention à être plus heureux qu’un autre jusque dans ses malheurs même. Je ne vous plains pas pour les consolations que peut vos donner la foi : laissez-moi celles que la philosophie peut me donner. Vous me souhaitez d’en venir à comprendre le christianisme. Qui vous a dit que je ne le comprenais pas ? Ce ne serait pas du moins faute d’étude. Avez-vous jeté les yeux seulement sur mes six volumes de Port Royal où le Christianisme est continuellement étudié, remué, de fond en comble, et où certes toute justice lui est rendue ? […]

Et puis enfin comprendre le Christianisme ne suffit pas. Il faut encore y croire, et c’est là le hic – tout ceci est pour vous dire d’avoir de l’amitié l’un pour l’autre sans que l’un de nous deux s’imagine de se donner vis à vis de l’autre de ces avis de protection morale et de prêcherie.
Je ne sais pourquoi vous signez cela « le petit fils d’Oberman » - avez-vous Oberman bien présent à ce moment ?

P.S. Montrez cela à votre confesseur, je vous en prie, & demandez lui son avis. J’avais toujours cru jusqu’ici que selon le vrai Christianisme les prières, pour être efficaces, n’avaient pas besoin d’être signifiées à celui pour lequel on les faisait, & qu’il suffisait qu’on les répandit en secret et les yeux fermés dans le sein de Dieu. Consultez là dessus vos docteurs.

280 €

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Bertholdi

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96
[George Sand] Augustine Bertholdi
Lettre autographe signée

Ribérac, 7 avril 1849.
Une page in-8.

À partir de janvier 1846, et ce en dépit de la haine que lui portent et sa fille Solange et Chopin, George Sand prend sous son aile Augustine Brault. En 1848 elle épouse M. de Bertholdi auquel Sand et ses amis trouvent une place de receveur particulier à Ribérac. Le jeune couple, ayant besoin d’un cautionnement, l’obtient du voisin et ami de toujours de Sand, Charles Duvernet, lui-même en poste à Ribérac cette même année. Dans une lettre aux Duvernet, suite à leur intervention, Sand écrit : « Que n’est-elle ma fille ! L’autre me donne du chagrin et toujours du chagrin ».

Belle lettre de remerciement de la fille adoptive de George Sand à Charles Duvernet.

« Madame George Sand, ma mère adoptive, m’a instruite de toutes vos bontés pour mon mari. […] De grâce Monsieur, achevez ce que vous avez si bien commencé et veuillez nous soustraire aux persécutions et coteries de la ville de Ribérac. Ici d’ailleurs on n’a pas le moindre reproche à nous faire, on n’en veut qu’à notre modeste place et à notre parenté avec Madame Sand. […] Ce n’est pas une inconnue qui vous sollicite, j’ai eu Monsieur le plaisir de voir une fois à Nohant, j’espère que ce sera un titre de plus pour vous faire accueillir ma demande. »

350 €

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Sand

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97
George Sand
Lettre autographe signée

[Paris], [Avril 1840].
Une page in-12 à son chiffre, adresse.

Lettre autographe signée de George Sand à son amie Julie Beaune pour une loge à la première de Cosima.

La première de la pièce Cosima a lieu le 29 avril 1840 à la Comédie-Française avec, dans le rôle-titre, Marie Dorval.

« Chère amie, j'ai pensé à toi dès le principe pour une loge et tu en auras une si c'est humainement possible. Mais je n'en puis promettre d'autre, cela ne dépend pas de moi. Je crois que tout est loué, et je garde pour mes intimes amis le peu qu'on me donnera. »

« La première représentation de Cosima a eu lieu devant le public le plus nombreux, le plus choisi et le plus divers, le plus littéraire et le plus mondain qui se puisse imaginer. Il y avait une attente immense ; il y avait autre chose que l'attente encore, c'est-à-dire bien des petites passions en jeu […] » (in Revue des deux mondes, tome 22, 1840)

700 €

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Sand

98
George Sand
Lettre autographe signée

[Paris], [1851-1856].
Une page in-12 sur papier bleu.

Lettre autographe signée de George Sand concernant un rendez-vous.

« Merci mille fois, Monsieur, de votre extrême obligeance. Je vous attendrai aujourd'hui de 1h à six heures, ainsi prenez le moment qui vous conviendra le mieux dans la journée. »

Elle communique ensuite son adresse : « Rue Racine 3. »

450 €

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Sand

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99
George Sand
Lettre autographe signée

Nohant, 27 février [1867].
Trois pages et demie in-8 à son chiffre.

Longue lettre autographe signée de George Sand à son ami le Docteur Pierre-Paul Darchy.

Pierre-Paul Darchy, "médecin et chimiste", soigne George Sand d'un typhus en 1860. Dès lors elle lui accorde toute sa confiance, lui fait de régulières demandes de consultations, lui écrit pour des renseignements médicaux. Devenu l'un des familiers de Nohant, il s'y rend régulièrement, a le plaisir d'être des invités du théâtre et devient l'un des confidents de Sand.

Elle s'inquiète pour les Ludre Gabillaud (Ludre était l'avoué de Sand à Nohant).
« Ils continuent à être inquiets de Mme Ludre. Pestel dit qu'ils ont tort. Pourtant cet état se prolonge trop et je voudrais vous voir auprès d'elle. Peut-être emploierez-vous résolument un traitement plus énergique. Je crois que le pauvre Ludre deviendrait fou s'il perdait cette chère compagne. »

Elle donne ensuite des nouvelles de sa santé : « Ma santé à moi est redevenue bonne après deux mois de tendance à l'anémie. Je peux travailler, c'est l'important. »

Vers 1864-1865, Darchy se passionne pour l'écriture et publie un premier conte, le 15 février 1865.

« A la même époque, qui fut vraiment celle de sa grande productivité, il eut plus de chance avec un roman, Gilbert et Lanore, mœurs du pays de Combrailles : G. Sand n'eut pas trop de mal à le faire accepter par Alphonse Peyrat, directeur de L'Avenir national, journal récemment fondé et auquel elle collaborait de temps à autre. Le texte de Darchy y parut en feuilleton du 24 septembre au 10 décembre 1867. » (Correspondance inédite de G. Sand avec le Docteur Pierre-Paul Darchy, in Bulletin de l'Association Guillaume Budé, décembre 1961)

George Sand a communiqué le manuscrit de Darchy au directeur du journal L'Avenir national, Alphonse Peyrat « sans avoir achevé de lire […] je n'avais le temps à Paris, où l'on n'a pas celui de respirer, et puis je me suis trouvée trop malade pour lire l'écriture fine. Un jour, Peyrat étant chez moi, j'ai saisi l'occasion pour lui dire : prenez donc de livre dont je vous ai parlé. Il est très bon et très curieux. Lisez-le. Il m'a répondu : Du moment que vous en êtes contente, je n'ai pas besoin de le lire, je l'emporte. Il paraîtra après celui qui est en cours de publication et qui est long. Vous savez que [nous] ne payons pas bien cher. Comme j'avais échoué ailleurs, j'ai accepté et, comme Peyrat est digne de toute confiance, je n'ai pas cru devoir l'interroger. À présent, je pense que le moment approche et j'en causerai avec lui […] Ce que j'ai lu de ce roman m'a semblé curieux, intéressant, instructif comme mœurs, et convenablement écrit. »

1.300 €

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Sand

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100
George Sand
Lettre autographe signée

Nohant, 20 juillet 1869.
Deux pages in-8 sur papier à son chiffre, cachets du Cabinet de la Direction Générale des Postes, petite déchirure sans manque.

Lettre autographe signée au Directeur Général des Postes, annotation à la mine de plomb en tête de la lettre signée des initiales du Directeur Édouard Vandal : « Prompte enquête. M’en parler. »

George Sand s’y plaint, visiblement de nouveau, de problèmes de livraison du courrier, et elle fait notamment référence à une lettre envoyée à son ami l’éditeur Hetzel : « une lettre d’affaires importante et pressée envoyée par moi à M. Hetzel éditeur rue Jacob. »

« Je sais que de semblables détails ne doivent pas être portés en si haut lieu : mais les inconvénients que je me suis permis de vous signaler dans ma lettre d’avant hier 18, commencent déjà à se faire sentir et gravement pour moi. »

En 1869 paraissent chez Hetzel la réédition du Diable à Paris, ainsi qu’une réédition de Jeanne illustrée par Tony Johannot et Maurice Sand.

700 €

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101
Jean-paul Sartre
L'homme et les choses

Paris, Seghers, 1947.
In-12 ; 76 pp., 1 f.n.ch. Broché, couverture imprimée rempliée d'éditeur.

Edition originale de cet essai sur Francis Ponge, un des 100 exemplaires de tête sur vélin johannot.

200 €

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Scribe

102
Eugène Scribe
Lettre autographe Signée

[1855].
Une page in-12.

Lettre autographe signée du dramaturge Eugène Scribe à Guillaume Guizot, fils de l'historien François Guizot.

« J'ai retenu à votre nom une stalle d'orchestre pour la 1ère de la Czarine qui aura lieu lundi – cette stalle porte le n° 88. »

La première de La Czarinex, pièce d'Eugène Scribe avec Rachel dans le rôle-titre, a lieu le 15 janvier 1855 à la Comédie Française.

150 €

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Seuphor

103
Michel Seuphor
Jeux

Alès, PAB, 1947.
Un volume in-16.

Illustré d'une gravure de PAB signée à la mine de plomb.
Tirage à 60 exemplaires.

175 €

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104
Claude Simon
L’Herbe

Paris, Éditions de Minuit, 1958.
Broché, non coupé, sous étui chemise demi-chagrin vert à coins (Reliure signée Alix).
In-12 ; 262 pp., 1 f.n.ch.

Édition originale rare de ce roman dont Claude Simon tire la pièce de théâtre La Séparation, représentée au Théâtre de Lutèce en mars 1963.

Un des 47 exemplaires sur pur fil, premier papier.

1.600 €

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Steinlen

105
Théophile Alexandre Steinlen
Lettre autographe signée

20 février 1906.
Une page in-12 sur double feuillet.

Lettre autographe signée à un destinataire inconnu.

En 1887 ou 1888 Steinlen s’installe au 73 rue Caulaincourt (après un court séjour au numéro 58). C’est dans cette maison-atelier, rebaptisée Cat’s Cottage en raison des nombreux chats qu’il y recueille, que l’artiste s’éteint le 14 décembre 1923.
L’immeuble du 73 rue Caulaincourt est également, vers 1910, l’adresse d’Auguste Renoir ainsi que dans les années 1920 celle des peintres Jules Pascin et Hermine David.

Mon cher ami, Ce n'est que ce matin que je trouve votre bleu d'hier - en effet je n'ai plus mon atelier rue Caulaincourt ce pour quelques semaines encore - je ne puis pas dire que je sois fâché de ce que vous m'apprenez au sujet du " clown " - j'ai passé un si mauvais hiver que je me suis mis terriblement en retard pour un tas de choses et j'étais inquiet de voir approcher le moment où il eut fallu me mettre à de l'eau-forte - besogne toujours longues (sic) - le prix de 600 frs pr le dessin ou litho dont vous me parlez est acceptable - est-ce pressé ?

300 €

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Steinlen

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106
Théophile Alexandre Steinlen
Fusain original signé

Vers 1897.
Pièce encadrée, 38x18 cm.

Très beau dessin original signé au fusain et crayon bleu de Steinlen, intitulé Inquiétude.

Dessin visiblement réalisé lors de l’affaire Dreyfus.
En 1897, Steinlen devient le principal illustrateur de La Feuille, journal de Zo d’Axa, et s’engage durant l’affaire Dreyfus, dénonçant les machinations militaires et les mensonges de l’état major.

Au dos, ancienne étiquette de la galerie l’Angle du Faubourg Paris et cachet de M. J. Montana, expert près les Douanes Françaises.

Provenance : collection particulière, achat du 19 septembre 1963.

1.200 €

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Sully

107
Sully Prudhomme
Lettre autographe Signée

Paris, 19 avril 1881.
Une page in-12.

Lettre autographe signée du poète Sully Prudhomme à Guillaume Guizot, fils de l'historien François Guizot.

« Je suis bien touché de l'empressement que vous avez mis à m'envoyer le livre de Madame de Witt […] et je vais le lire avec l'avide curiosité que vos souvenirs intimes de votre père illustrent toujours en moi. »

100 €

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108
Sully Prudhomme
Epaves

Paris, Alphonse Lemerre, 1908.
In-8 ; 3 ff.n.ch., 205 pp., 1 f.n.ch. Broché, couverture verte imprimée d'éditeur, non coupé, à toutes marges, rousseurs à la couverture.

Edition originale posthume.

Un des 20 sur Hollande, second papier, justifié et paraphé : Supplément de Désiré – A.L.
Désiré Lemerre était un des colégataires littéraires de Sully Prudhomme.

200 €

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109
Sully Prudhomme
L'Expression dans les beaux-arts. Applications de la psychologie à l'étude de l'artiste et des beaux-arts

Paris, Alphonse Lemerre, 1883.
In-8 ; 2 ff.n.ch., III, 1 f.n.ch., 424 pp, 2 ff.n.ch, tableau dépliant. Broché, couverture jaune imprimée d'éditeur, non rogné, non coupé, quelques piqûres à 3 feuillets, sous étui chemise.

Edition originale de ce traité d'esthétique.

Loué et reconnu pour ses poèmes, René Armand François Prudhomme, dit Sully Prudhomme (1839 – 1907), se détourne progressivement de la poésie pour se consacrer à l'esthétique et à la philosophie (L'Expression dans les Beaux-Arts (1883), Réflexions sur l'art des vers (1892) et des articles sur Blaise Pascal dans la Revue des deux Mondes). Premier auteur à recevoir le prix Nobel de littérature en 1901, il fonde un prix de poésie décerné par la Société des Gens de Lettres et, en 1902, crée en compagnie de José Maria de Heredia et de Léon Dierx la Société des Poètes Français.

Parfait exemplaire sur Chine, tel que paru, second papier après 5 Japon.

250 €

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Taylor

110
Baron Taylor
Comité de l’Association de Secours Mutuels entre les Artistes Dramatiques
Deux lettres manuscrites signées à Monsieur Adolphe Laperrière

Paris, 18 avril 1860 ; Paris, 17 avril 1862.
Une page in-4 à en-tête du Comité, sur feuillet double ; une page in-4 à en-tête du Comité, sur feuillet simple.

L’Association de Secours Mutuels entre les Artistes Dramatiques est fondée par le baron Taylor en 1840, reconnue le 17 février 1848, elle devient plus tard l’actuelle Mutuelle Nationale des Artistes.

Lettres de remerciements au comédien Alphonse Laperrière, mentionnant la représentation de Daniel Lambert et d’une autre pièce au profit de la Caisse de secours de l’association.

Lettres portant chacune les signatures d’une quinzaine de membres, dont le baron Taylor pour celle de 1862.

150 €

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Vacquerie

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111
Auguste Vacquerie
Théâtre complet

Paris, Calman Lévy, 1879.
2 volumes in-8. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs.

Première édition collective du théâtre de Vacquerie, qui comprend Tragaldabas, Les Funérailles de l'honneur, Souvent homme varie, Jean Baudry et Le Fils.

Exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur.

200 €

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Vigny

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112
Alfred de Vigny
Lettre autographe signée

8 novembre 1858.
Une page in-12, petits trous d’épingle en tête, enveloppe jointe avec adresse et trace de cachet de cire rouge.

Lettre autographe signée d’Alfred de Vigny à son éditeur Achille Bourdilliat.

Vigny demande des exemplaires de Cinq-Mars, du Théâtre et de Stello et dit attendre des épreuves.

Je vous prie, monsieur, de vouloir bien, en m’envoyant les exemplaires de Cinq-Mars y ajouter cinq exemplaires du Théâtre et vingt de Stello. J’attends les premières épreuves des Poèmes.

450 €

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Zola

113
Émile Zola
Carte autographe

[Vers 1897-1900].
Une demi page in-16.

Carte autographe d'Émile Zola à Léopold Aujar. Carte de visite à l'adresse du 21 bis rue de Bruxelles.
Léopold Aujar est l'auteur de Réponse de la jeunesse française à Émile Zola sur l'affaire Dreyfus (plaquette de 8 pages parue chez Hayard en 1897).

« Prière à M. Léopold Aujar de se présenter chez moi le jour qu'il lui plaira à onze heures. »

300 €

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Otrante
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